Rapport COI

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Rapport COI

Le COI a rendu son rapport définitif. Concernant le ferroviaire, le rapport pointe le fait que la trajectoire financière du ferroviaire en matière d’investissements public est en retard par rapport au scénario de planification écologique. –650 M€ en Autorisation d’engagements  et –900 M€ en crédit de paiement expliquant que ce retard est lié à une maturité insuffisante des projets ferroviaires. 

Plus de ferroviaire ne peut se faire qu’avec plus de cheminotes et cheminots.

 

Le rapport pointe également les dérives des dérangements, des limitations temporaires de vitesse. Il dénonce aussi les retards dans la régénération et modernisation ferroviaire : 

Écart de -1 250 M€ en autorisation d’engagement et –200 M€ en crédits de paiement budgétaires (cumul sur 3 ans).  Pour la CFDT cheminots, il est donc temps d’envisager un juste retour financier de ces efforts consentis par les agents SNCF du groupe. 

Ce rapport n’a pas pris en compte le dramatique accident de passage à niveau ayant entrainé la mort d’un conducteur de train et plusieurs autres blessés le 7 avril dernier dans le Nord de la France. La CFDT cheminots le regrette vivement, il n’y aura donc dans ce rapport, aucune préconisation pour mettre un frein aux conséquences de 15000 intersections ferro-routières pourtant mortelles chaque année.

Les projets ferroviaires repris dans ce rapport apportent des précisions pour les chantiers suivants : 

 

Ligne Nouvelle Montpellier Perpignan (LNMP) :

υ 2 phases, 

υ Avis favorable, 

υ Mise en place des SERM avec une phase de conception réalisation à lancer dès 2026.

Ligne Nouvelle Provence Cote d’Azur (LNPCA) : 

υ Préconisation d’engagement de la phase 2.  

υ Mise en service en 2035. Nécessité d’arrêter rapidement les plans de financements.

 

Ligne Nouvelle Sud-Ouest, (aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux, et nord de Toulouse, 327 km de LGV. 

υ Phase 1 : Bordeaux Toulouse et Dax/Phase 2 : Dax-Espagne. 

υ Travaux nécessaires sur le nœud ferroviaire bordelais dans le cadre des Serm Renforcement Bordeaux Hendaye 

avec ERTMS. 

υ Modes de réalisation et de financements par partenariat public privé.

 

Phase 2  LGV Rhin Rhône : prolongation de 15 km à l’ouest et 35 km à l’est à envisager après réexamen en 2028-2032. 

υ Etoile Ferroviaire Lyonnaise (EFL) et Liaison Lyon Turin, Telt :

υ marché des équipements et de maintenance à attribuer en 2027. Livraison estimée en 2035 plutôt que 2033. 

υ Possible financement en service du tunnel par les péages routiers transalpins Travaux périphériques : modernisation 

Dijon Modane, contournement ferroviaire agglomération lyonnaise, mise à 4 voies Saint Fons/Grenay le rapport 

souligne le faible taux d’avancement des études nécessaires. 

 

Lignes Nord Ouest Bretagne Pays de Loire :  

υ Nécessité d’aménagements de capacité et de robustesse sur Rennes et Nantes  dans la perspective des SERM, 

développement de l’ERTMS

Ligne Nouvelle Paris Normandie/ Paris Saint Lazare :

υ Nécessité de développer la capacité voyageurs et fret, notamment pour les ports de Rouen et du Havre, 

υ Aucun investissement massif. Aucune perspective de développement de ligne nouvelle ou d’ERTMS. 

 

Face à ces premières conclusions et sans présager des décisions ultérieures qui seront prises dans le domaine ferroviaire sur la base de ce rapport, la CFDT cheminots formule les remarques suivantes : 

 

Dans des perspectives économiques moroses, la volonté d’un développement territorial à plusieurs vitesses avec des zones privilégiées et des zones totalement oubliées. La fracture territoriale s’agrandit entre les citoyens des zones denses et ceux des zones diffuses. Pas un mot dans ce rapport pour les lignes Paris Clermont ou Paris Orléans Limoges Toulouse, pourtant vilipendées régulièrement pour ces états de service dégradés,

 

Le manque d’ambition globale de l’État dans la poursuite des investissements de développement du ferroviaire, absence de projets nouveaux par rapport au précédent rapport datant de 2023, 

L’absence réelle de perspectives nouvelles pour le fret ferroviaire ou l’intermodalité, à l’instar de déclarations incantatoires sur l’axe Paris Normandie pour rallier les ports du Havre ou de Rouen, mais sans réel projet sérieux, 

La recherche de financements par des partenariats publics privés dans le ferroviaire, notamment pour les LGV du Sud-Ouest. Le rapport reconnait pourtant que le PPP représente un surcoût financier par rapport à un financement public direct, renvoyant ainsi aux générations futures le poids de ces financements aléatoires. La CFDT cheminots dénonce le fait que malgré plusieurs échecs dans les PPP du ferroviaire (dont Perpignan Figueras et le PPP GSMR Synérail), le choix d’y recourir de nouveau soit fortement envisagé. 

 

La CFDT cheminots estime que les évolutions climatiques et leur impact sur les coûts et les stratégies d’investissements dans le ferroviaire sont sous-estimés, rendant ainsi très probables des erreurs stratégiques dans l’élaboration des cahiers des charges par la minimalisation des évolutions climatiques et rendant probables les risques de dérives, ceux-ci étant alors supportés, en termes de responsabilité par le maitre d’ouvrage, donc par SNCF Réseau. 

 

Le rapport préconise la nécessaire poursuite de la régénération et la modernisation du réseau existant, mais sans exposer de stratégie chiffrée. 

 

Ce rapport a enfin le mérite de pointer les augmentations des minutes perdues cause dégradation du réseau ou ralentissements, mais sans jamais évoquer celles et ceux qui en assurent la maintenance, les cheminots de moins en moins nombreux pour relever des dérangements. 

 

En conclusion, ce rapport renvoie aux nécessaires orientations stratégiques de la SA Réseau. 

La  montée des phases d’études préliminaires, le développement massif des grands projets, les attentes de l’état sur des chiffrements, les procédures et phases de concertation,  le nécessaire lobbying pour faire évoluer l’état et les collectivités sur une fausse bonne idée.  Les partenariats public privé, l’ingénierie de projet nécessaire à la prise en compte des projets, ou du réchauffement climatique , tout concourt à justifier le relèvement des effectifs au sein de la SA Réseau, tant en qualité qu’en quantité,  par la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, par la nécessaire anticipation des besoins de demain, au moyen de pôles d’excellence dans le recrutement et dans la formation.  

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Sécurisation des passages à niveau : la CFDT interpelle l’État

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Sécurisation des passages à niveau : la CFDT interpelle l’État

À la suite d’un accident dramatique survenu le 7 avril 2026 impliquant un TGV et un poids lourd, ayant coûté la vie à un conducteur, la CFDT Cheminots a interpellé le ministre des Transports sur la question de la sécurisation des passages à niveau. Ce drame, qui a également fait plusieurs blessés, relance la nécessité de renforcer la sécurité et de mieux encadrer les circulations routières à risque. 

La CFDT souligne notamment l’absence de certains passages à niveau dans les plans nationaux de sécurisation et alerte sur les risques liés aux transports exceptionnels. Elle appelle à une augmentation des investissements publics et à une accélération des dispositifs de suppression ou de sécurisation.

Parmi ses propositions : la mise en place d’itinéraires obligatoires de contournement pour les poids lourds, l’intégration de ces itinéraires dans les GPS, le déploiement élargi de solutions de sécurisation comme la vidéo-surveillance, ainsi que l’intégration d’un volet dédié dans la future loi-cadre sur les transports.

La CFDT demande également la relance d’une gouvernance nationale associant les organisations syndicales, afin de piloter efficacement ces enjeux et d’améliorer durablement la sécurité du réseau et des personnels.

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DCI CFDT : engagements pour les roulants SNCF

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DCI CFDT : engagements pour les roulants SNCF

À la suite de constats d’infractions à la réglementation du travail et d’une dégradation des conditions de travail des personnels roulants (ADC et ASCT), la CFDT Cheminots a déposé une DCI le 20 mars 2026 afin d’obtenir des réponses concrètes. Cette démarche s’inscrit dans la continuité d’un audit externe obtenu en 2025 et des nombreuses interpellations menées pour améliorer la situation. 

Lors de la réunion de conciliation du 26 mars 2026, les activités TGV/IC, TER et Transilien ont pris plusieurs engagements importants. Ceux-ci portent notamment sur le respect de la réglementation du travail avec des contrôles renforcés, la réduction des journées de service modifiées, une meilleure prévisibilité des congés, ainsi que la mise à jour des temps forfaitaires.

D’autres axes concernent l’amélioration des conditions liées aux déplacements en RHR, malgré le maintien du refus de la direction de comptabiliser certains temps de trajet, et une réorganisation des bureaux de commande avec une analyse des pratiques en région.

La CFDT restera vigilante quant à la mise en œuvre effective de ces engagements sur le terrain, afin d’obtenir des améliorations concrètes pour les agents.

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Loi-cadre relative au développement des transports

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Loi-cadre relative au développement des transports

Le projet de loi-cadre relatif au développement des transports, issu de la conférence Ambition France Transport, constitue une étape majeure pour l’avenir du ferroviaire. Examiné en procédure accélérée, il aura des effets durables sur le financement, l’organisation et le modèle du système ferroviaire français.

Plusieurs enjeux structurants sont identifiés : un besoin de financement estimé à 4,5 milliards d’euros par an non couvert à ce jour, des risques liés au recours à des financements privés, un manque de garanties concrètes faute de programmation, ainsi que des insuffisances sur des sujets essentiels comme le fret, les gares ou les passages à niveau. La question sociale et la place des agents apparaissent également insuffisamment prises en compte.

Face à ces constats, la CFDT Cheminots propose 25 amendements visant à sécuriser le financement, renforcer la gouvernance du système, reconnaître la valeur globale du ferroviaire, préserver son caractère public et garantir un service accessible à tous. L’objectif est de concilier performance économique, exigences sociales et aménagement équilibré du territoire.

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Santé mentale des agents

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Santé mentale des agents

Détecter, écouter, assister, prévenir, agir : les objectifs et les valeurs de la CFDT. 

La période que nous traversons est, pour la CFDT Cheminots, marquée par la gravité et une immense tristesse. Les drames qui touchent le corps social cheminot ne peuvent ni être ignorés, ni être minimisés. 

Au-delà de l’émotion légitime, il est de notre responsabilité collective de nommer les choses : lorsque les équilibres psychiques sont durablement fragilisés, sans écoute ni soutien adaptés, les conséquences peuvent être graves, parfois jusqu’à conduire à des gestes irréversibles. C’est le cas à la SNCF ces derniers mois. 

Nos pensées vont d’abord aux collègues disparus, à leurs proches et à toutes celles et ceux que ces événements ont profondément affectés. 

Ces tragédies ne peuvent pas être renvoyées à des situations individuelles isolées.

Assurer avec certitude les causes de ces drames serait présomptueux. Ne pas tenir compte du rôle du travail dans chaque situation serait inconscient.

Il faut interroger directement les conditions de travail, les choix d’organisation et les transformations imposées au sein de l’entreprise. 

Les réorganisations à répétition, l’intensification du travail, la perte de repères, la pression constante: tout cela a des conséquences concrètes sur la santé mentale des agents. Pour la CFDT, il faut dépasser la comparaison avec d’autres entreprises et aller plus loin en prenant en compte la réalité de toutes les cheminotes et de tous les cheminots. 

La CFDT refuse que les réalités soient passées sous silence.

La santé mentale au travail n’est pas une affaire privée. C’est une obligation pour l’employeur. Garantir la sécurité et protéger la santé — physique comme mentale — des salariés n’est pas une option, c’est une responsabilité légale et morale. Cela implique d’agir réellement sur les causes. 

Face à cela, la CFDT prend toute sa place d’organisation syndicale. Nous ne nous contentons pas de constater. Nous portons des exigences claires et des propositions concrètes :

  • Un moratoire sur les réorganisations engagées et une remise à plat de celles qui dégradent les conditions de travail
  • Une évaluation sérieuse et indépendante des risques psychosociaux et des plans d’action locaux immédiats et efficaces
  • Des moyens renforcés pour l’écoute et le soutien des salariés la formation et l’accompagnement des managers
  • De véritables espaces de dialogue  (y compris social) en proximité, où la parole des salariés a un poids réel.
  • Une politique de prévention ambitieuse avec un regard clair et sincère sur les causes potentielles
  • Des moyens permettant la mise en œuvre d’une réelle médecine préventive

La CFDT est et reste vigilante et déterminée pour que ces sujets ne soient ni dilués, ni évacués et continuera à s’impliquer pleinement, dans les groupes de travail et au-delà.

Votre parole compte. Vos alertes doivent être entendues. Et les réponses doivent être à la hauteur.

La santé mentale au travail est un enjeu collectif majeur. Elle exige des actes, pas seulement des constats ni des déclarations. Ensemble préservons nous.

En cas de besoin, questions ou propositions contacte-nous à contact@cfdtcheminots.org

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Gares & connexions

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DÉMÉNAGEMENT DU SIÈGE SNCF GARES & CONNEXIONS VERS PANTIN : LA CFDT REÇUE EN BILATÉRALE ! 

Dans le cadre du déménagement du siège de Paris vers Pantin, la direction a annoncé un ensemble de mesures principalement issues du RH00910 pour accompagner les salariés impactés. La CFDT a été reçue en bilatérale pour échanger sur ces sujets. Voici les principales dispositions prévues : 

 MESURES D’ACCOMPAGNEMENT 

1. AIDES FINANCIÈRES ET TRANSPORTS 

Indemnité de rallongement de trajet : 41 €/mois pour un allongement de parcours entre 30 et 45 min (aller-retour), et 62€/ mois pour un allongement de plus de 45 min (aller-retour), pendant 2 ans (barème GRH000372) 

Prise en charge à 100 % du Pass Navigo pendant 2 ans pour les salariés qui n’en bénéficiaient pas jusqu’à présent et utilisaient uniquement les trains SNCF. 

Prise en charge à 100 % du Pass Navigo pendant 1 an pour les salariés déjà munis. 

Forfait mobilité durable : La CFDT a défendu avec succès la reconduction de ce forfait pour cette année. 

2. TÉLÉTRAVAIL ET ORGANISATION PROGRESSIVE 

2 jours de télétravail restent la norme, mais une commission dédiée étudiera le passage à 3 jours pour les salariés dont le trajet est d’au moins 3 heure (aller-retour). 

Déménagement progressif vers Pantin : Les locaux seront mis à disposition par vagues pour faciliter la transition. 

3. ACCOMPAGNEMENT DES COLLÈGUES EN SITUATION DE HANDICAP (RQTH) 

Diagnostic personnalisé pour identifier les besoins spécifiques. 

Fourniture d’un écran à domicile pour les salariés RQTH en télétravail. 

Aménagement de poste à l’identique en télétravail, conformément à l’accord pour les salariés en situation de handicap. 

4. RESTAURATION ET SERVICES SUR SITE 

Repas : tous les comptoirs proposeront au moins un plat végétarien, même pour les burgers et au moins un plat à 10€ maximum 

Tickets restaurant : Montant du ticket 9 €, avec une prise en charge employeur de 50 % (soit 4,50 €). 

Amélioration de l’offre : Montée en gamme et programme de fidélité. 

Équipements : 2 micro-ondes par tisanerie. 

5. AIDE À LA GARDE D’ENFANTS OU LES SALARIÉS EN SITUATION DE PROCHE AIDANT 

900 €/an maximum pour les salariés dont le trajet est rallongé de 30 minutes (aller-retour), pour les enfants de moins de 12 ans ou les salariés en situation de proche aidant. 

Versement mensuel, sur présentation de justificatifs. 

6. MOBILITÉ DOUCE ET INFRASTRUCTURES 

Augmentation des emplacements vélos sur le site et aux alentours. 

Ajout de vestiaires et douches : 2 douches supplémentaires en zone A1. 

7. PLATEAUX TAMPONS ET ORGANISATION 

300 postes disponibles en plateau tampon, avec des cycles de déménagement à partir du 28 septembre (6 à 7 semaines pour finaliser le déménagement). 

Réservation par demi-journée : Jauge fixée à 700 personnes. 

CALENDRIER DES PROCHAINES ÉTAPES 

9 avril : Présentation de l’étude de déplacements (Colombus) en RPX. 

6 mai : Réunion extraordinaire du CCSCT. 

4 juin : CSE pour discussion et validation des mesures. 

Déménagement par vagues successives à partir du 

28 septembre.

POSITION DE LA CFDT 

Les locaux du CSE resteront rue Château des Rentiers. La CFDT déplore cette décision et réaffirme que le rapprochement des locaux du CSE vers Pantin est indispensable pour une meilleure proximité avec les collègues. 

DES QUESTIONS ? 

Posez-nous vos questions via ce QR Code. 

Un représentant CFDT de 

SNCF Gares & Connexions 

vous contactera directement. 

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