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ATTEINTES HORS SERVICE DES AGENTS DE LA SUGE

La CFDT alerte sur l’augmentation préoccupante des atteintes à la vie privée et à la sécurité des agents de la SUGE, en lien avec leur activité professionnelle, en dehors de leur temps de service.

Les exemples récents sont particulièrement inquiétants. Le 22 février 2026 à Rennes, plusieurs agents ont été violemment agressés après avoir été reconnus alors qu’ils étaient hors service. Plus récemment encore, le nom et l’adresse personnelle d’un agent ont été diffusés sur les réseaux sociaux à la suite d’une interpellation.

Ces situations ne sont malheureusement pas isolées. D’autres faits similaires, parfois déclarés en accident du travail témoignent des risques auxquels sont exposés les agents.

Pour la CFDT, l’accord actuel relatif à la protection des agents ne répond plus à cette évolution des menaces. Les agents SUGE doivent bénéficier d’une protection renforcée, non seulement pendant leur service, mais également lorsqu’ils sont visés en raison de leurs fonctions en dehors de celui-ci.

LA CFDT DEMANDE

Face à cette situation, la CFDT a demandé à la Direction :

  • Une évolution législative permettant l’anonymisation des procédures judiciaires lorsque la sécurité des agents est menacée ;
  • La révision de l’accord relatif à la protection des agents afin d’y intégrer des mesures spécifiques pour les atteintes subies hors temps de service lorsqu’elles sont liées à l’exercice de leurs missions.
  • La mise en place d’un accompagnement renforcé des agents victimes hors service, notamment en matière de protection, d’assistance et de mobilité lorsque leur sécurité ou celle de leur famille est compromise ;
  • Systématiser la tenue d’un comité de suivi trimestriel de l’accord agression, afin de quantifier les situations ayant nécessité ou nécessitant un accompagnement, d’en analyser les causes et d’évaluer l’efficacité des dispositifs mis en œuvre. Dans ce cadre, la CFDT rappelle que l’article 2.7 de l’Accord collectif relatif à la protection du personnel de la Sûreté ferroviaire au regard des risques liés à l’exercice du métier prévoit la possibilité de mettre en œuvre des mesures spécifiques pour le traitement des situations exceptionnelles. Ce comité constituerait ainsi un cadre adapté pour identifier ces situations et garantir une réponse rapide et proportionnée.

LES RÉPONSES DE LA DIRECTION

La Direction reconnaît la réalité des situations auxquelles sont confrontés les agents, mais se limite, à ce stade, à un simple constat sans annoncer de nouvelles mesures de protection. Concernant l’anonymisation des procédures, pourtant réclamée de longue date par la CFDT, elle indique que cette évolution relève du législateur et qu’elle transmettra cette demande. Dans l’attente, elle rappelle les bonnes pratiques déjà en vigueur, dans l’attente d’une éventuelle évolution du cadre juridique.

  • Utiliser exclusivement les coordonnées professionnelles lors des dépôts de plainte ;
  • Utiliser le MobiSUGE et éviter les renvois vers un téléphone personnel ;
  • Faire preuve de vigilance sur les réseaux sociaux et limiter les informations accessibles publiquement ;
  • Engager soi-même les démarches de suppression des contenus diffusés, avec un appui de la Direction lorsque les publications portent atteinte à l’entreprise ou à la sécurité des agents.

Concernant les demandes de mobilité, la Direction indique qu’elles continueront d’être examinées au cas par cas, selon les possibilités locales et les priorités déjà existantes.

POUR LA CFDT, IL FAUT ALLER PLUS LOIN

Les recommandations individuelles ne suffisent plus. Lorsque des agents sont identifiés, menacés ou agressés en raison de leur qualité d’agent de la SUGE, la responsabilité de leur protection incombe pleinement à l’employeur.

Les exigences du métier ne peuvent pas être à voie unique. Alors que la Direction de la Sûreté exige de ses agents une exemplarité irréprochable, une adaptation permanente aux évolutions législatives et aux procédures internes, ainsi qu’un engagement toujours plus important face à l’augmentation de la charge de travail et des exigences opérationnelles, le collectif des agents est en droit d’attendre le même niveau d’engagement de l’entreprise en matière de protection.

La CFDT poursuivra ses démarches afin d’obtenir une évolution de l’accord de protection des agents et la mise en œuvre de mesures concrètes permettant de garantir leur sécurité, celle de leurs proches et le respect de leur vie privée.

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Loi de programmation & contrat de perf’

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Loi de programmation & contrat de perf’

Réseau Ferroviaire : 

une première avancée, mais les garanties restent à obtenir.

 

4,5 milliards d’euros par an pour régénérer et moderniser le réseau à partir de 2028 : c’est indispensable. C’est même 1,5 milliard de plus que dans le précédent contrat de performance. Le montant annoncé doit en outre être indexé sur l’inflation à compter de 2028. 

Le projet de loi-cadre sur les transports a franchi une première étape au Parlement. 

Mais cette loi ne fixe encore ni les montants, ni le calendrier précis, ni les financements. Pour la CFDT, elle doit maintenant déboucher sur une véritable loi de programmation, financée et cohérente avec le contrat de performance de SNCF Réseau.

L’État et SNCF Réseau préparent un nouveau contrat de performance jusqu’en 2033. Il prévoit une hausse importante des moyens consacrés au réseau ferroviaire, avec 4,5 milliards d’euros par an à partir de 2028 pour la régénération et la modernisation.

Pour la CFDT Cheminots, cette annonce va dans le bon sens. Depuis des années, nous alertons sur le vieillissement du réseau, les ralentissements, les suppressions de circulations, les chantiers reportés et la pression qui pèse sur les agents. Mais une question essentielle demeure : qu’est-ce qui garantit réellement ces engagements dans la durée ?

Des annonces aux actes: la CFDT demande des garanties

Le Conseil d’administration de SNCF Réseau a approuvé le projet de contrat de performance le 19 mai, mais des questions demeurent :

 Quels moyens humains seront réellement prévus ? 

 Comment les compétences seront-elles  maintenues ? 

Quelles conséquences concrètes pour les conditions de travail ? 

 Et surtout : comment éviter que ces engagements  soient revus demain au gré des arbitrages budgétaires?

Pour la CFDT, c’est maintenant que les garanties doivent être obtenues.

Contrat de performance et loi de programmation;  deux outils différents.

Le contrat de performance est conclu entre l’État et SNCF Réseau. Il fixe les objectifs, industriels et financiers de l’entreprise ainsi que les moyens consacrés au réseau. Il est transmis au Parlement, mais il n’est pas voté par celui-ci.

Une loi de programmation, elle, est votée par le Parlement. Elle fixe une trajectoire publique, débattue démocratiquement, avec des priorités, des moyens et un calendrier.

 Le contrat de performance engage l’État et   SNCF Réseau.

  La loi de programmation engage la Nation.

La loi-cadre actuellement examinée constitue une première étape. Elle doit maintenant être suivie d’une véritable loi de programmation financière.

C’est pourquoi la CFDT porte une exigence claire : le contrat de performance de SNCF Réseau doit être adossé à une vraie loi de programmation ferroviaire, financée et contrôlée.

La loi-cadre pose le principe d’une programmation des infrastructures de transport. Mais elle ne fixe ni l’ensemble des montants, ni leur calendrier précis, ni les ressources qui permettront de les financer.

Le risque serait que l’existence de cette loi-cadre et du contrat de performance soit présentée comme une réponse suffisante.

Pour la CFDT, ce n’est pas suffisant.

Les priorités nationales doivent être fixées dans la loi : régénération, modernisation, petites lignes, adaptation au changement climatique, sécurité, qualité de service, moyens humains, formation, compétences et conditions de travail.

Le contrat de performance doit ensuite traduire ces priorités dans la réalité industrielle de SNCF Réseau.

Pour la CFDT, il faut aller jusqu’au bout : une loi de programmation réellement financée, une traduction dans les budgets annuels et un contrat de performance pleinement cohérent avec cette trajectoire.

L’effort annoncé à partir de 2028 est nécessaire. Mais les besoins du réseau, eux, sont déjà là. 2028 ne doit pas devenir une ligne d’attente.

Les ralentissements existent déjà. Les suppressions de circulations existent déjà. Les tensions sur les plages travaux, les chantiers reportés et les difficultés du quotidien sont déjà une réalité pour les agents, les usagers et les territoires.

La CFDT sera donc particulièrement attentive à la période 2026-2027.

Il ne faudrait pas que la montée en puissance annoncée à partir de 2028 serve, d’ici là, à repousser les décisions nécessaires. Le réseau ne peut pas attendre. Les agents non plus.

La performance ne doit pas se faire 

sur le dos des cheminots ! 

L’entreprise met en avant une situation financière stabilisée, un retour à l’équilibre des comptes depuis 2024, une dette stabilisée et un pilotage renforcé de la performance.

La CFDT prend acte de ces éléments. Mais nous voulons être très clairs : la performance ne doit pas devenir le nouveau nom de la productivité imposée aux agents.

Faire circuler plus de trains, pour les voyageurs comme pour le fret, améliorer la qualité de service, multiplier les chantiers, renforcer la résistance du réseau face aux aléas climatiques : ces objectifs sont nécessaires.Mais ils ne seront crédibles que si les effectifs, les compétences, les organisations du travail et les moyens industriels sont réellement à la hauteur. On ne modernise pas durablement le réseau en fragilisant celles et ceux qui le font fonctionner chaque jour.

Les femmes et les hommes de SCNF Réseau ne doivent pas être une variable d’ajustement ! 

Le contrat affirme que les agents de SNCF Réseau sont au centre du projet. La CFDT le disait déjà.

Pour la CFDT, cela doit se traduire par des engagements concrets et vérifiables.

Il faut des recrutements à la hauteur de la charge, des formations anticipées, le maintien des compétences critiques, des parcours professionnels attractifs, une véritable fidélisation des agents et une amélioration réelle de la qualité de vie au travail.

Les cheminotes et les cheminots ne doivent pas seulement être mobilisés dans les discours. Ils doivent être respectés dans les faits.

La CFDT met les politiques face à leurs responsabilités ! 

La CFDT a contribué à porter ces sujets dans le débat politique : financement du réseau, pérennisation des infrastructures, visibilité pour SNCF Réseau et prise en compte des agents qui font vivre le système ferroviaire au quotidien.

Mais nous ne nous contenterons pas d’une annonce, même positive.

Si l’État annonce 4,5 milliards d’euros par an, alors cet engagement doit être sécurisé par la loi. Sinon, il restera fragile et pourra être revu demain sous la pression de la dette, des finances publiques ou des objectifs de productivité.

Pour la CFDT, une annonce ne suffit pas ! 

Le réseau ferroviaire est un bien commun. Il structure les territoires, permet les mobilités du quotidien, soutient la transition écologique et repose sur l’engagement des cheminotes et des cheminots.

Pour que la trajectoire annoncée soit crédible, la CFDT demande :

L’adoption définitive de la loi-cadre sur les transports 

La présentation rapide d’une véritable loi de  programmation assortie d’une trajectoire financière précise  

Un contrat de performance strictement cohérent avec cette programmation 

Un financement clairement identifié des 4,5 milliards d’euros annoncés à partir de 2028 

Une vigilance sur la période 2026-2027, avant la montée en puissance annoncée en 2028 

Une attention réelle aux lignes de desserte fine du territoire 

Une ambition concrète pour le fret et les mobilités du quotidien 

Des effectifs, des compétences et des formations à la hauteur des chantiers annoncés 

Une vraie prise en compte des conditions de travail 

Un suivi transparent des engagements pris par l’État et SNCF Réseau.

LES 4,5 MILLIARDS DOIVENT MAINTENANT ÊTRE DANS UNE PROGRAMMATION PUBLIQUE, FINANCÉE ET CONTRÔLÉE. C’ÉTAIT NOTRE PROPOSITION, ÇA RESTE NOTRE EXIGENCE.

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Crise climatique

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Crise climatique

LA CFDT CHEMINOTS PORTE UN PLAN D’ACTION GLOBAL.

 

Les canicules à répétition et les mégafeux qui frappent le territoire sont les symptômes d’une crise climatique durable et profonde.

Épisode après épisode, le constat s’impose : ces épisodes se répètent, durent davantage et frappent toujours plus durement les cheminotes, les cheminots et les infrastructures ferroviaires.

 

Chaque épisode de crise impacte lourdement le réseau et le matériel. Les incidents se multiplient. Les conséquences sont doubles. 

Pour les agents tout d’abord : 

Les conditions de travail varient de l’éprouvant à l’inacceptable. La multiplication des interventions dûes aux incidents se font dans des conditions d’une extrême difficulté.

Pour le système ferroviaire ensuite : 

Chaque épisode induit une réduction des circulations due à des plan de transports adaptés, des ralentissements, des suppressions.

 Ce sont donc moins de recettes disponibles et donc moins de capacités de financement pour la maintenance et la rénovation du réseau qui devient donc plus vulnérable aux épisodes climatiques extrêmes.

UN MODÈLE QUI DOIT ÊTRE REPENSÉ DE FOND EN COMBLE

Face à ce cercle vicieux, impossible de réagir uniquement en gestion de crise. C’est un modèle permanent qu’il faut penser.

On commence par quoi ?

 

PRIORITÉ À LA PROTECTION DES SALARIÉS

Les risques se multiplient et les conséquences sont connues : fatigue, déshydratation, perte de vigilance, malaises et risques d’accident.

La CFDT Cheminots a proposé, lors de la table ronde du 21 juillet, la mise en place d’un Plan de Continuité d’Activité Canicule qui porte sur :

 

υune évaluation des conditions réelles sur chaque chantier et chaque poste ;

υ l’adaptation des horaires, des roulements, des charges de travail et des temps de pause ;

υ l’adaptation des plans de transports;

υl’accès à l’eau fraîche et aux locaux climatisés ;

υ le report ou l’arrêt des opérations les plus exposées ;

υ l’adaptation des locaux de repos, de coupures et de RHR ;

υl’interdiction du travail isolé dans les situations à risque ;

υaucune perte de salaire lorsque l’activité doit être interrompue.

 

La continuité du service ne doit jamais passer avant la santé et la sécurité des agents. 

 

Pour la CFDT Cheminots, le message est clair : pas de production sans protection.

 

UN RÉSEAU SOUS HAUTE TENSION

 

Les fortes chaleurs ont un impact très fort sur le matériel et les conditions d’exploitation. Elles fragilisent aussi les voies, les rails, les caténaires, la signalisation, les installations électriques et les ouvrages. Lorsque les infrastructures souffrent, SNCF Réseau doit mettre en place des limitations temporaires de vitesse pour garantir la sécurité des circulations. Ces mesures sont nécessaires, mais elles provoquent des retards, perturbent les voyageurs et génèrent des coûts supplémentaires.

 

Des solutions techniques existent. Le déploiement d’équipements plus résistants, comme la caténaire *CS2R sur certaines lignes en 1 500 volts*, montre que le réseau peut être adapté aux variations de température. Mais ces travaux représentent déjà plusieurs centaines de millions d’euros. Et la caténaire ne constitue qu’une partie des investissements nécessaires.

 

QUI PAIERA L’ADAPTATION DU RÉSEAU ?

 

SNCF Réseau devra financer des travaux considérables pour renforcer la résilience des infrastructures. Dans le même temps, les retards provoqués par les effets de la chaleur peuvent dégrader sa performance et conduire au versement de malus financiers aux EF.

 

SNCF Réseau risque ainsi de supporter une double charge :

Payer pour adapter le réseau au changement climatique, puis payer de nouveau lorsque ce réseau, faute d’investissements suffisants, ne résiste plus aux fortes chaleurs

 

Cette situation n’est ni cohérente ni durable.

 

Les moyens nécessaires ne doivent pas être trouvés en réduisant les effectifs, en reportant des opérations de maintenance ou en augmentant encore la pression sur les équipes.

 

LA CFDT CHEMINOTS EXIGE :

 

υun programme pluriannuel d’adaptation climatique du réseau ;

υla mise en place d’une « indexation climatique » qui permette d’influer sur la tarification et l’évaluation des projets

υun financement dédié, durable et garanti par l’État ;

υde la transparence sur les LTV, leurs causes et leurs conséquences financières ;

υdes moyens humains suffisants pour maintenir le réseau en toute sécurité.

 

LES CANICULES NE SONT PLUS EXCEPTIONNELLES. 

LA CFDT EXIGE DU CONCRET POUR NOS CONDITIONS DE TRAVAIL 

ET NOTRE RÉSEAU.

 

CFDT, CLAIR, NET, ENGAGÉ.

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Télétravail SNCF : la CFDT s’oppose à la décision unilatérale de l’employeur

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Télétravail SNCF : la CFDT s’oppose à la décision unilatérale de l’employeur

La CFDT Cheminots s’est opposée à la décision unilatérale de l’employeur concernant les nouvelles modalités du télétravail à la SNCF. Cette consultation fait suite à un contrôle de l’URSSAF réalisé en 2025 ayant mis en évidence plusieurs pratiques non conformes aux règles applicables en matière d’exonération des cotisations sociales, notamment sur l’indemnisation forfaitaire, le suivi des jours télétravaillés et la prise en charge des frais d’équipement.

Face à l’échec des négociations visant à réviser l’accord télétravail du 7 juillet 2017, l’entreprise a choisi de mettre en place une Décision Unilatérale de l’Employeur (DUE). Pour la CFDT, cette décision entraîne une perte de droits et de rémunération pour une partie des salariés, en particulier ceux qui ne télétravaillent qu’une journée par semaine. Le passage d’une indemnisation forfaitaire de 22 € par mois à une allocation de 2,70 € par jour, plafonnée à 24,30 € mensuels, constitue un recul social jugé inacceptable.

Lors de la consultation, la CFDT a voté contre cette DUE et a immédiatement saisi la Direction des Ressources Humaines du Groupe afin de demander une révision du dispositif. Le syndicat réclame une revalorisation des montants versés par l’entreprise, une compensation de l’impact fiscal supporté par les agents, notamment via une neutralisation de la CSG ou une prise en charge équivalente, ainsi que le déploiement des titres-restaurant pour toutes les journées effectuées en télétravail.

La CFDT demande également davantage de souplesse dans l’accès au télétravail au sein des établissements afin de garantir une application plus équitable des règles entre les salariés. Pour l’organisation syndicale, la mise en conformité avec les exigences de l’URSSAF ne doit pas se traduire par une diminution des droits ou une baisse du pouvoir d’achat des agents.

En réaffirmant son opposition à cette décision unilatérale, la CFDT Cheminots poursuit son action auprès de la Direction du Groupe afin d’obtenir des mesures plus justes, respectueuses des droits des télétravailleurs et adaptées aux réalités du terrain. Elle invite enfin les agents rencontrant des difficultés liées au télétravail à se rapprocher de leurs représentants CFDT pour être accompagnés.

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Abandon de Destination 2030 : la CFDT défend les salariés de SNCF Voyageurs

Abandon de Destination 2030 : la CFDT défend les salariés de SNCF Voyageurs

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Abandon de Destination 2030 : la CFDT défend les salariés de SNCF Voyageurs

La CFDT Cheminots accueille favorablement la décision du Président Jean Castex de mettre un terme au projet de réorganisation Destination 2030 de la SA SNCF Voyageurs. Engagée depuis plusieurs mois dans les négociations, l’organisation syndicale avait exprimé de nombreuses réserves sur ce projet, qu’elle jugeait insuffisamment clair tant dans ses objectifs que dans ses modalités de mise en œuvre. 

Tout au long des discussions, la CFDT a dénoncé des interprétations divergentes selon les différentes Business Units, un manque de transparence sur les finalités économiques et sociales du projet ainsi qu’un transfert de responsabilité vers les équipes, chargées de construire elles-mêmes l’organisation cible. Selon le syndicat, ces incertitudes ont contribué à accentuer les tensions et les inquiétudes au sein des collectifs de travail concernés par cette réorganisation. 

Si l’abandon de Destination 2030 constitue une décision positive, la CFDT rappelle qu’une nouvelle réflexion sur l’organisation de la SA SNCF Voyageurs est déjà annoncée. Le syndicat estime qu’il est désormais indispensable d’accompagner individuellement chaque agent concerné par l’arrêt du projet afin de limiter les conséquences humaines et organisationnelles de cette période d’incertitude.

La CFDT appelle également à un renforcement des effectifs dans l’ensemble des métiers et des collèges afin de répondre aux difficultés rencontrées sur le terrain et de prévenir les risques psychosociaux. Pour l’organisation syndicale, les futures évolutions de SNCF Voyageurs devront s’appuyer sur des organisations stables, une meilleure lisibilité des responsabilités et une véritable cohésion entre les équipes. 

Enfin, la CFDT réaffirme son attachement à l’unité sociale du groupe public ferroviaire. Elle considère que le morcellement des structures et la dilution des responsabilités fragilisent les cheminotes et les cheminots. À l’heure où une nouvelle organisation est envisagée, le syndicat demande que les enseignements du projet Destination 2030 soient pleinement pris en compte afin de construire une évolution plus transparente, plus cohérente et davantage respectueuse des salariés.

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Bilatérale SNCF Gares & Connexions : les revendications de la CFDT

Bilatérale SNCF Gares & Connexions : les revendications de la CFDT

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Bilatérale SNCF Gares & Connexions : les revendications de la CFDT

La CFDT Cheminots a été reçue en réunion bilatérale par le Directeur Général de SNCF Gares & Connexions, Alain Resplandy-Bernard, accompagné de la nouvelle Directrice des Ressources Humaines. À cette occasion, le syndicat a porté les préoccupations des agents sur plusieurs dossiers majeurs : réorganisations, risques psychosociaux, télétravail, déménagement à Pantin, rémunération, restauration, ouverture à la concurrence et évolution des parcours professionnels.

La CFDT a tout d’abord alerté la direction sur les conséquences des réorganisations successives, notamment au sein de la Direction des Achats, du Centre de Supervision Unique (CSU), ainsi que des Directions Maintenance et Travaux. Le syndicat constate une dégradation des conditions de travail, une multiplication des évaluations des risques psychosociaux (EVRPS) et une charge de travail insuffisamment prise en compte. Il réclame un renforcement immédiat des dispositifs d’accompagnement et une meilleure évaluation des impacts humains avant toute restructuration.

Le projet de déménagement à Pantin a également été au cœur des échanges. La CFDT s’inquiète des conditions de mise en œuvre du flex-office, avec un taux de flex annoncé de 0,49 pour SNCF Gares & Connexions, jugé insuffisant pour garantir des conditions de travail satisfaisantes. Le syndicat dénonce également le recul sur le troisième jour de télétravail, désormais laissé à la seule appréciation des managers, et revendique des règles communes, transparentes et équitables pour l’ensemble des salariés.

Dans un contexte d’inflation persistante, la CFDT a insisté sur les questions de rémunération et de pouvoir d’achat. Elle demande l’activation de la clause de révision salariale prévue par les négociations annuelles obligatoires (NAO) 2026. Si le retrait de l’indicateur « nombre des accidents du travail » de l’accord d’intéressement constitue une avancée, le syndicat reste vigilant sur les nouveaux critères retenus et leurs conséquences sur la rémunération des agents. Il dénonce également les fortes disparités en matière de titres-restaurant, avec une valeur de 12,20 € chez AREP contre seulement 9 € pour les salariés de SNCF Gares & Connexions.

La CFDT a également alerté sur la baisse du pouvoir d’achat liée au déménagement des équipes de Rimbaud vers Pantin. Le coût de la restauration augmenterait fortement, faisant passer le reste à charge des agents à un niveau jugé inacceptable. Le syndicat réclame des mesures de compensation afin d’éviter que cette réorganisation ne se traduise par une perte financière pour les salariés.

Les échanges ont aussi porté sur l’ouverture à la concurrence, la réinternalisation de certains services en gare et la reconnaissance des parcours professionnels. La CFDT défend un service public ferroviaire de qualité, soutient le développement des compétences en interne et demande une reprise intégrale de l’ancienneté des salariés issus des filiales du groupe SNCF afin de garantir l’égalité de traitement entre tous les agents.

À l’issue de cette réunion, la CFDT réaffirme sa volonté de poursuivre un dialogue exigeant avec la direction tout en restant pleinement mobilisée pour défendre les droits des salariés, améliorer leurs conditions de travail, préserver leur pouvoir d’achat et obtenir des engagements concrets sur l’ensemble des sujets abordés.

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