Bilatérale SNCF Gares & Connexions : les revendications de la CFDT

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Bilatérale SNCF Gares & Connexions : les revendications de la CFDT

La CFDT Cheminots a été reçue en réunion bilatérale par le Directeur Général de SNCF Gares & Connexions, Alain Resplandy-Bernard, accompagné de la nouvelle Directrice des Ressources Humaines. À cette occasion, le syndicat a porté les préoccupations des agents sur plusieurs dossiers majeurs : réorganisations, risques psychosociaux, télétravail, déménagement à Pantin, rémunération, restauration, ouverture à la concurrence et évolution des parcours professionnels.

La CFDT a tout d’abord alerté la direction sur les conséquences des réorganisations successives, notamment au sein de la Direction des Achats, du Centre de Supervision Unique (CSU), ainsi que des Directions Maintenance et Travaux. Le syndicat constate une dégradation des conditions de travail, une multiplication des évaluations des risques psychosociaux (EVRPS) et une charge de travail insuffisamment prise en compte. Il réclame un renforcement immédiat des dispositifs d’accompagnement et une meilleure évaluation des impacts humains avant toute restructuration.

Le projet de déménagement à Pantin a également été au cœur des échanges. La CFDT s’inquiète des conditions de mise en œuvre du flex-office, avec un taux de flex annoncé de 0,49 pour SNCF Gares & Connexions, jugé insuffisant pour garantir des conditions de travail satisfaisantes. Le syndicat dénonce également le recul sur le troisième jour de télétravail, désormais laissé à la seule appréciation des managers, et revendique des règles communes, transparentes et équitables pour l’ensemble des salariés.

Dans un contexte d’inflation persistante, la CFDT a insisté sur les questions de rémunération et de pouvoir d’achat. Elle demande l’activation de la clause de révision salariale prévue par les négociations annuelles obligatoires (NAO) 2026. Si le retrait de l’indicateur « nombre des accidents du travail » de l’accord d’intéressement constitue une avancée, le syndicat reste vigilant sur les nouveaux critères retenus et leurs conséquences sur la rémunération des agents. Il dénonce également les fortes disparités en matière de titres-restaurant, avec une valeur de 12,20 € chez AREP contre seulement 9 € pour les salariés de SNCF Gares & Connexions.

La CFDT a également alerté sur la baisse du pouvoir d’achat liée au déménagement des équipes de Rimbaud vers Pantin. Le coût de la restauration augmenterait fortement, faisant passer le reste à charge des agents à un niveau jugé inacceptable. Le syndicat réclame des mesures de compensation afin d’éviter que cette réorganisation ne se traduise par une perte financière pour les salariés.

Les échanges ont aussi porté sur l’ouverture à la concurrence, la réinternalisation de certains services en gare et la reconnaissance des parcours professionnels. La CFDT défend un service public ferroviaire de qualité, soutient le développement des compétences en interne et demande une reprise intégrale de l’ancienneté des salariés issus des filiales du groupe SNCF afin de garantir l’égalité de traitement entre tous les agents.

À l’issue de cette réunion, la CFDT réaffirme sa volonté de poursuivre un dialogue exigeant avec la direction tout en restant pleinement mobilisée pour défendre les droits des salariés, améliorer leurs conditions de travail, préserver leur pouvoir d’achat et obtenir des engagements concrets sur l’ensemble des sujets abordés.

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Fusion des CSE : la CFDT exige plus d’équité

Fusion des CSE : la CFDT exige plus d’équité

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Fusion des CSE : la CFDT exige plus d’équité

La fusion des instances représentatives du personnel, engagée dans le cadre des nouveaux périmètres de la SA SNCF Voyageurs, marque une étape majeure pour les salariés. Pour la CFDT, cette évolution ne doit pas se limiter à une simple réorganisation administrative : elle doit être l’occasion de revoir en profondeur les règles de répartition des Activités Sociales et Culturelles (ASC) afin de garantir davantage de justice sociale et d’équité entre tous les agents.  

 

Aujourd’hui, la CFDT dénonce des écarts importants dans l’accès aux avantages du CSE. Selon le syndicat, il est inacceptable que des salariés appartenant à un même périmètre bénéficient de prestations très différentes. Chaque cheminot doit pouvoir prétendre à plus de 500 € d’Activités Sociales et Culturelles par an, indépendamment de son ancienne structure de rattachement. Pour la CFDT, il s’agit d’un droit collectif qui ne peut dépendre d’inégalités historiques entre les anciens CSE.  

 

La CFDT affirme que la fusion des CSE doit permettre une harmonisation par le haut des prestations. L’objectif est de construire un modèle plus transparent, plus solidaire et plus juste, dans lequel chaque salarié bénéficie des mêmes opportunités et des mêmes droits. Le syndicat refuse que les déséquilibres actuels continuent d’alimenter un sentiment d’injustice et de fragiliser la cohésion entre les salariés du nouveau périmètre SNCF Voyageurs.  

 

Afin de bâtir un projet répondant réellement aux attentes du terrain, la CFDT lance une grande consultation ouverte à l’ensemble des salariés durant l’été. Ce sondage anonyme, hébergé en France et accessible en quelques minutes via un QR Code, permettra de recueillir les attentes concernant la répartition des budgets, les activités proposées ainsi que les priorités des futurs représentants du CSE. Les résultats serviront à construire des revendications concrètes, chiffrées et directement issues des besoins exprimés par les agents.  

 

À travers cette démarche participative, la CFDT réaffirme son engagement en faveur d’une gestion moderne, transparente et équitable des Activités Sociales et Culturelles. Le syndicat appelle chaque salarié à participer à cette consultation afin que les futurs choix du CSE reflètent réellement les attentes du plus grand nombre et garantissent une répartition plus juste des avantages sociaux au sein de SNCF Voyageurs.

La fusion des instances représentatives du personnel, engagée dans le cadre des nouveaux périmètres de la SA SNCF Voyageurs, marque une étape majeure pour les salariés. Pour la CFDT, cette évolution ne doit pas se limiter à une simple réorganisation administrative : elle doit être l’occasion de revoir en profondeur les règles de répartition des Activités Sociales et Culturelles (ASC) afin de garantir davantage de justice sociale et d’équité entre tous les agents.

Aujourd’hui, la CFDT dénonce des écarts importants dans l’accès aux avantages du CSE. Selon le syndicat, il est inacceptable que des salariés appartenant à un même périmètre bénéficient de prestations très différentes. Chaque cheminot doit pouvoir prétendre à plus de 500 € d’Activités Sociales et Culturelles par an, indépendamment de son ancienne structure de rattachement. Pour la CFDT, il s’agit d’un droit collectif qui ne peut dépendre d’inégalités historiques entre les anciens CSE.

La CFDT affirme que la fusion des CSE doit permettre une harmonisation par le haut des prestations. L’objectif est de construire un modèle plus transparent, plus solidaire et plus juste, dans lequel chaque salarié bénéficie des mêmes opportunités et des mêmes droits. Le syndicat refuse que les déséquilibres actuels continuent d’alimenter un sentiment d’injustice et de fragiliser la cohésion entre les salariés du nouveau périmètre SNCF Voyageurs.

Afin de bâtir un projet répondant réellement aux attentes du terrain, la CFDT lance une grande consultation ouverte à l’ensemble des salariés durant l’été. Ce sondage anonyme, hébergé en France et accessible en quelques minutes via un QR Code, permettra de recueillir les attentes concernant la répartition des budgets, les activités proposées ainsi que les priorités des futurs représentants du CSE. Les résultats serviront à construire des revendications concrètes, chiffrées et directement issues des besoins exprimés par les agents.

À travers cette démarche participative, la CFDT réaffirme son engagement en faveur d’une gestion moderne, transparente et équitable des Activités Sociales et Culturelles. Le syndicat appelle chaque salarié à participer à cette consultation afin que les futurs choix du CSE reflètent réellement les attentes du plus grand nombre et garantissent une répartition plus juste des avantages sociaux au sein de SNCF Voyageurs.

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Table Ronde avec le Président

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Table Ronde avec le Président

Des mesures immédiates et d’autres à venir

 

La table ronde du 23 juin 2026 avec le président Castex était particulièrement attendue. Après le mouvement social du 10 juin, la nécessité d’apporter des réponses aux cheminotes et aux cheminots était impérative. En effet, la mobilisation unitaire du 10 juin était très significative et a eu un véritable impact dans le débat public. Retour sur les annonces. 

Lors de cette table ronde, la CFDT Cheminots a porté plusieurs revendications sur : 

L’agenda social : la CFDT Cheminots a porté la nécessité de définir rapidement un agenda social et d’ouvrir des négociations sur la formation, la pénibilité, l’égalité professionnelle, l’inclusion, les parcours professionnels et l’encadrement. 

Le modèle à créer. La stratégie à mettre en place doit intégrer un fort volet social. 

Le maintien des droits pour toutes et tous, en filiales comme en sociétés dédiées. Pour la CFDT Cheminots, il est indispensable de créer un socle commun de droits fondamentaux.

Les salaires et le pouvoir d’achat. La CFDT Cheminots a demandé l’application de la clause de revoyure de l’accord NAO 2026. Il faut des mesures immédiates de protection des agents et de leur pouvoir d’achat.

L’emploi, pour la CFDT Cheminots, le partage de la valeur passe également par de la création d’emplois à la production et pour les fonctions supports. 

Le déroulement de carrière, en application des engagements pris, la CFDT Cheminots a demandé la tenue d’un Groupe de travail  sur la grille traitant, notamment, de la question des délais de séjour. 

Les conditions de travail, la CFDT Cheminots a porté plusieurs demandes : arrêt des réorganisations et mise en place de moyens pour la qualité de vie au travail.

Les fortes Chaleurs. L’application du droit ne se discute pas. Les mesures de protection des agents doivent s’appliquer partout, tout le temps et pour tous. 

L’encadrement, la CFDT Cheminots demande la mise en place d’une véritable stratégie pour l’encadrement, qui permette de reconnaître les parcours, le management,  l’expertise et la charge de travail.

L’agenda social : la CFDT Cheminots a porté la nécessité de définir rapidement un agenda social et d’ouvrir des négociations sur la formation, la pénibilité, l’égalité professionnelle, l’inclusion, les parcours professionnels et l’encadrement. 

Les propositions PRISES unilatéralement par la direction  : 

Salaires, rémunération et parcours professionnels  : 

 

Majoration immédiate de 100 euros de la Gratification de Vacances (Gravac). Ce complément sera versé sur la paie de juillet. 

Mesure bas salaires : répercussion de l’augmentation du SMIC de 2,41% au mois de juin dans la mesure «SMIC + 10%».

Revoyure salariale, le Président convoquera un observatoire des rémunérations au mois de septembre. Si les conditions sont réunies à la rentrée, la revoyure salariale serait déclenchée mi-octobre.

Mise en œuvre des Groupes de Travail sur la grille et les délais de séjour dès la rentrée.

Majoration des Primes de Travail, la CFDT Cheminots a porté la nécessité de majorer les primes de travail de 20% sur la période estivale. Le Président n’a pas répondu favorablement.  La CFDT Cheminots lui a adressé un courrier pour insister sur cette demande.

 

Emploi   : 

 

350 recrutements supplémentaires dans le deuxième semestre 2026 (Voyageurs : 70 emplois à la conduite et 80 emplois relation clients, Réseau: 100 emplois à la production, Holding:  40 emplois à la SUGE et 10 emplois pour le Digital et les SI).

Accompagnement humain : 100 emplois RH et RS en plus par «redéploiement».

 

Cadre social appliqué aux filiales : 

 

Dans les sociétés dédiées existantes : les différents accords collectifs, incluant l’accord relatif à l’organisation du temps de travail, les textes RH et métiers, seront maintenus dans les 3 premières sociétés dédiées jusqu’à fin décembre 2028. 

Dans les sociétés dédiées à venir : le délai d’application des droits issus des accords, des textes RH et métiers est augmenté et passe de 15 à 24 mois.  

L’accord sur les niveaux de négociation collective sera prorogé jusqu’au 30 juin 2027. 

Agenda Social : 

 

L’agenda social est précisé. Des négociations seront ouvertes dès le deuxième semestre 

sur : 

 

Parcours profesionnels et solidarité emploi,

Logement,

Egalité professionnelle et inclusion,

Formation,

Encadrement avec ouverture de discussions sur  principes communs, notamment sur le 

  droit à la déconnexion.

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Encadrement

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Encadrement

Le président Jean Pierre Farandou a ouvert un grand nombre de chantiers sur le cadre social du groupe et mis en œuvre une politique durant laquelle un certain nombre d’accords majeurs ont été négociés et signés (pilotage des emplois et des parcours professionnels, complémentaire santé, accord fin de carrière,…).  Certains chantiers sont restés inachevés. Celui de l’encadrement, du droit à la déconnexion en sont deux exemples majeurs. 

Pourtant les problèmes existent, ils sont réels et ils touchent s’agissant des populations concernées à la question de la santé mentale des cheminotes et cheminots, actuellement au cœur des préoccupations de chacun et chacune d’entre nous.  Dans le cadre de la rencontre du 23 juin avec Jean Castex, la CFDT Cheminots a choisi l’action en exposant à la direction Groupe, sa vision. Celle-ci repose sur 3 axes : le constat, la méthode, la proposition. 

 

Le constat de la CFDT Cheminots repose sur la vision d’un encadrement qui est soumis à rude épreuve par la conjoncture actuelle de l’entreprise et des sociétés. Productivité, diminution des fonctions transverses, surcharge de travail, remplacement opérationnel, astreinte, … L’ensemble des agents est concerné bien sûr, mais l’encadrement est la courroie de transmission entre l’entreprise qui décide et choisit, et les agents qui réalisent le travail. L’encadrement attend de la reconnaissance, une meilleure prise en compte de ses problématiques, de vrais moyens et une charge de travail qui lui permette d’exercer correctement ses missions. 

La méthode CFDT : elle repose sur une négociation qui pourrait s’articuler autour de 4 piliers : 

 

Volet 1 : les principes 

 

Quelle place pour l’encadrement ?

Quel modèle pour l’encadrement? 

Quelle évolution ? 

Quelles compétences ?

Quel management ?

Quelle expertise ?

Quelle utilité ? (donner du sens au travail)

 Quelle charge de travail ?

Quelles contraintes ?

Quel rythme de travail ?

Quel accompagnement vers une reconversion ?

Quelle transmission des connaissances et des savoirs ? 

 

 

Pour la CFDT Cheminots, c’est en répondant à l’ensemble de ces questions, pour l’ensemble des agents d’encadrement, maitrise ou cadre, et cadre supérieur, opérationnel ou fonctionnel, que l’on définira un vrai projet pour l’encadrement SNCF de demain. 

 

Volet 2 : la CFDT pose la question de l’emploi, des parcours professionnels, de la transformation des métiers, de la formation. 

 

Dans un contexte ferroviaire qui évolue en permanence, l’encadrement doit développer de la polyvalence, apprendre à réinventer sa deuxième partie de carrière. Les questions de la répartition territoriale des effectifs, de la nécessaire mobilité vers des grandes métropoles doivent être posées et des solutions adaptées. La CFDT revendique pour l’ensemble des cheminots mais aussi pour l’encadrement, la mise en œuvre d’une réelle politique de  solidarité autour de l’emploi, impliquant la mise en œuvre de passerelles, et la création de véritables dispositifs de formation de reconversion vers les métiers en tension ou en devenir.  

 

Volet 3 : le principe de base de la délégation de pouvoir repose sur le tryptique « autorité moyens compétences ». 

 

Pour la CFDT Cheminots, il convient à travers ce dispositif de donner à l’encadrement les outils pour qu’il travaille dans de bonnes conditions. Ces outils sont : 

De meilleures conditions de temps de travail (cela inclut le forfait jours*) 

Le télétravail, 

Le droit à un présentiel de qualité

Le droit à la déconnexion, une adéquation des charges et des ressources pour soi et son collectif, 

Des outils digitaux performants,

L’intelligence artificielle,

La prise en compte de la dimension juridique de plus en plus prégnante sur chaque poste d’encadrement,

Une formation adaptée et du temps hors production pour se former. 

* S’agissant du forfait jours, la CFDT cheminots a été reçue au 4ème comité de suivi forfait jours. Elle s’étonne d’être la seule organisation syndicale signataire de l’accord.

 

 

 

 

Volet 4 : rémunération et reconnaissance : pour la CFDT Cheminots, les questions de la rémunération et de la reconnaissance de l’encadrement sont essentielles et indissociables. 

 

La rémunération ne repose pas seulement sur des augmentations salariales, certes importantes,  mais aussi sur une remise à plat des conditions de cette rémunération, intégrant des principes et une cohérence. 

 

La CFDT souhaite lever les blocages : 

Un forfait jours 205 jours pour tous quelle que soit l’entité de rattachement

Une levée des blocages de grille, notamment en fin de niveau 2. La CFDT Cheminots ennquête sur la proposition de la direction sur un dispositif d’augmentation individuelle pour les classes à l’instar des contractuels et des cadres sup. Pour cela elle a besoin de votre avis :  

 

 

 

Une remise à plat complète de la politique de rémunération variable (dispositif « La Prime» , gratification individuelle de résultats, éléments variables de solde, indemnité de continuité de service, indemnité de forfait jours…

Une éligibilité à la pénibilité : c’est un des combats de la CFDT notamment pour l’encadrement opérationnel ou les astreinteurs sur la base de critères définis paritairement, justes et équitables.

 

La CFDT, première organisation syndicale chez les cadres en France a un programme pour l’encadrement. Donnez-lui les moyens de le mettre en œuvre. Rejoignez la CFDT Cheminots ! 

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Comité de suivi Forfait Jours

Comité de suivi Forfait Jours

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Comité de suivi Forfait Jours

A sa grande stupéfaction, c’est seule, face à la direction de l’entreprise que la CFDT Cheminots a porté les sujets de préoccupation majeure de l’encadrement en ce qui concerne ce régime de travail plébiscité par nombre de ceux qui en bénéficient, mais qui comporte comme tout régime, des risques de dérives et de mauvaise application.  Ce comité de suivi du forfait jours du 17 juin est le 4ème depuis la mise en œuvre de l’accord signé par la cfdt en 2017.

La CFDT Cheminots a apporté son expertise en la matière pour obtenir des avancées majeures et des garanties de la part de la directrice de l’accompagnement Humain et de la prévention des Risques Psycho Sociaux en charge du dossier. Les sociétés du groupe étaient représentées à ce comité.   

Les points d’accords et les évolutions apportées en comité : 

 

ρ Le rappel des règles : le forfait jours trouve son origine dans l’article 45 de l’accord temps de travail, lequel rappelait en amont de la négociation, que ce dispositif s’établit sur le principe d’un temps de travail annualisé de 1589 heures, mais aussi que l’accord encadre strictement la durée hebdomadaire du travail, notamment en ce qui concerne le respect strict des durées de repos hebdomadaires et journaliers (article 12 de l’accord). Ces droits sont opposables en cas d’injonction et d’écarts d’organisation 

 

ρ FJ 205/FJ 210 : la CFDT revendique depuis 2017 la mise en place d’un forfait jours 205 pour tous avec intégration d’une indemnité de forfait jours. La CFDT rappelle que cette indemnité peut être convertie en 4 repos compensateurs. Elle rappelle que travailler au  forfait-jours 210 ne signifie pas travailler plus mais travailler différemment, sur la base d’un temps annualisé à 1589 heures, donc une durée journalière ou hebdomadaire plus courte.  Elle exige une réinterprétation de l’article 2 de l’accord. 

ρ Régime établissement ou direction ? La CFDT Cheminots a exigé en commission :

o De mettre fin aux dérives concernant l’usage abusif du forfait jours 210 qui péjore les agents concernés, 

(ex : les BU TER) sur les organismes qui ont un réel statut d’établissement de production et doivent relever du FJ 

205

o L’accord forfait jours permet par ailleurs de rendre éligible les agents de classe 5 à une convention 

individuelle de forfait. 

o A minima, la création d’une indemnité temporaire de transition lorsqu’un agent, pour nécessité de service 

voit sa convention de forfait jours 205 évoluer vers une convention 210. Cette disposition existe déjà pour l’indemnité 

de continuité de service, il est légitime de l’obtenir pour l’indemnité de forfait jours. 

 

ρ La communication, l’information et la formation : les dispositions de cet accord sont encore trop méconnues et donc, par conséquent, mal appliquées. La direction le reconnait, elle accepte la proposition CFDT de revoir la communication, notamment la remise à niveau de la foire aux questions, le travail d’information nécessaire, et surtout, la formation de l’’encadrement, pour lui-même et pour ses agents au dispositif du forfait jours. La CFDT sera associée à ces travaux. 

 

ρ La sensibilisation et le changement des mentalités :  après la formation et l’information, des moyens doivent être accordés à la sensibilisation par rapport à ce dispositif. 

 

ρ Processus de l’alerte : la CFDT obtient de rendre plus lisible le dispositif d’alerte de la charge de travail, notamment via les nouveaux outils ( station C, optimum,…). C’est un préalable à un meilleur traitement d’une situation de surcroit de travail. 

 

ρ Sur le contrôle de la charge de travail :  il doit être plus visible, plus lisible et mieux appliqué 

 

ρ Augmentation de la charge de travail : la CFDT a rappelé que l’accord prévoit  deux dispositifs pour compenser cette augmentation (articles 9 et 10 de l’accord) :

o La possibilité de dépassement du forfait dans la limite de 5 jours. Cette possibilité est strictement encadrée, 

elle doit faire l’objet d’un avenant à la convention individuelle de forfait signé avant la fin du premier semestre et 

sans possibilité de tacite reconduction. La CFDT estime que l’usage de ce dispositif est très insuffisamment utilisé, 

ce qui ne correspond pas à la réalité sur le terrain (370 dépassements sur 39398 contrats de forfait jours) : la 

direction s’engage à un meilleur suivi et  à une meilleure promotion du dispositif. 

o La prise en compte du surcroît de travail : donne lieu à paiement d’une indemnité. Elle est trop peu utilisée 

également. Pour la CFDT cheminots le surcroît de travail réalisé et non rémunéré s’apparente à du travail dissimulé.  

 

ρ Le droit à la déconnexion : l’accord forfait jours prévoyait la négociation d’un accord sur le droit à la déconnexion. Plusieurs tentatives de négociation ont eu lieu, avec en point d’orgue, la production d’un projet fin 2025. Le processus de signature n’a jamais été mené à son terme.  

 

 

 

ρ L’astreinte et le forfait jours : ce thème a déjà fait l’objet d’un relevé de décision du comité de suivi de l’accord. 

 

 

 

 

ρ Le temps partiel : ce thème a déjà fait l’objet d’un relevé de décision du comité de suivi de l’accord. La CFDT a néanmoins obtenu que la mise en place d’un temps partiel fasse obligatoirement l’objet d’une révision de la convention individuelle de forfait et de la charge de travail.

 

Le forfait jours, la cause de tous les maux ? 

 

À l’approche des élections CSE, certains non-signataires semblent enfin s’intéresser opportunément au sort des cadres et au forfait jours. Le forfait jours est-il la cause de tous les maux de l’encadrement ? Bien évidemment non. Rappelons qu’avant le forfait jours mis en place en mars 2017 par l’accord signé par la CFDT cheminots, existait le titre 3 de l’accord d’organisation du temps de travail. Ce titre 3 était appelé : personnel non soumis à un tableau de service. Il était dérogatoire au code du travail, ce qui était alors permis par le code des transports.  Il ne disposait, contrairement à l’accord forfait jours, d’aucun contrôle de la charge de travail, d’aucun dispositif de signalement de surcroit de travail. Rappelons également que le forfait jours relève d’une convention individuelle de forfait, cosignée avec le salarié, lequel peut, à tout moment, renoncer à ce régime de travail ce qui n’est jamais utilisé dans les faits. 

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Intéressement Optim Services

Intéressement Optim Services

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Intéressement Optim Services

Deux des trois organisations syndicales signataires de l’accord d‘intéressement Optim’services en 2024 se sont retrouvés le 08 juin dernier en table ronde.

L’objet était la révision des objectifs et des critères 2026 en vue de l’intéressement qui sera versé en 2027.

 SEULE la CFDT Cheminots a amené des contre-propositions à la Direction sur l’évolution des critères et s’est sentie bien seule lors de cette table ronde pour défendre les intérêts des agents d’Optim’services et à ne pas se satisfaire d’emblée de ses propositions… 

( cf: tableau sur le tract en pièce jointe) 

(*) le premier objectif  tient désormais compte de l’évolution du chiffre d’affaires réalisé à la hausse ou à la baisse par rapport au chiffre d’affaires budgété 

(**) Le NPS est calculé en soustrayant le pourcentage de détracteurs (notes de 0 à 6) de celui des promoteurs (notes de 9 et 10). 

 

Avis de la CFDT Cheminots : 

 

LE MONTANT DE L’INTÉRESSEMENT AFFICHE comme l’année dernière EN SURPERFORMANCE UN MONTANT À 1200 € MAXI, LA CFDT N’A PAS ÉTÉ SUIVIE DANS SES REVENDICATIONS. 

La reconnaissance de l’implication et l’engagement des cheminots est une priorité CFDT. 

 

 

Pour rappel, les négociations et les revendications de la CFDT Cheminots ont permis, au fil des exercices une évolution de montants 2025 : 850 € / 2026 : 1140  €. Cet avenant pérénise les montants atteignables. La CFDT Cheminots a donc choisi, en responsabilité et après consultation de ses structures, de signer l’avenant n°2.

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