CSE Central Réseau et budget 2026 

 CSE Central Réseau et budget 2026 

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NOS TRACTS

 CSE Central Réseau et budget 2026 

La CFDT Cheminots interpelle le président de la SA Réseau

Comme c’est la tradition, Matthieu Chabanel était présent lors du CSE central Réseau du 3 décembre pour la présentation du budget 2026 et faire le premier bilan du budget 2025. L’occasion pour la CFDT Cheminots d’interpeller le président sur le bilan et les  perspectives. 2025, une année hors norme à bien des égards pour SNCF Réseau.

La CFDT Cheminots a souligné :

  • Le manque d’efficacité du programme nos vies notre priorité 3 vies humaines perdues ont été la conséquence d’une externalisation mal maîtrisée.
  • Le volume de réorganisations effectuées, qui ont imposé de très gros efforts aux cheminots et cheminotes concernés : la mise en œuvre de Résonances, le déploiement des ESTI de province de l’ERGI et de l’ENSAO en début d’année, le déploiement progressif  d’ambition GU… cette liste n’étant bien sûr et malheureusement pas exhaustive.
  • Aux bornes de SNCF Réseau, une année rendue atypique également par une instabilité politique hors norme et des budgets définis plus que tardivement, notamment à la maille régionale, impactant largement notre capacité de production

La CFDT note tout de même quelques lueurs despoir avec la conférence de financement du ferroviaire, et des annonces qui peuvent laisser augurer des jours meiLLeurs pour le financement de notre réseau ferré national. Pour la CFDT cheminots il reste pourtant encore bien des écueils à ce financement :

o La loi de programmation pluriannuelle risque de pâtir de l’ instabilité politique.

o Le financement du réseau par le fonds de concours est critiquable tant en efficacité qu’en équité, dans un contexte où la concurrence s’installe durablement.

BILAN FINANCIER : UNE ANNÉE 2025 MEILLEURE QUE MAIS À QUEL PRIX SUR LA DIMENSION HUMAINE ?

ChiFFre daFFaires

(en miLLiards deuros)

5.99 (0.2% vs Budget)

ObjeCTif : 5.98

Réalisé 2024 : 5.68

ebiTDA

(en miLLiards deuros)

2.02 (+ 8.5% vs Budget)

ObjeCTif : 1.87

Réalisé 2024 : 1.57

Investissements bruts

(en miLLiards deuros)

4.03 (- 3.2% vs Budget)

ObjeCTif : 4.17

Réalisé 2024 : 3.96

CashFLow libre

(en miLLiards deuros)

+0,19 (- 0.26 Mdvs budget corrigé)

ObjeCTif : -0.57

Réalisé 2024 : – 0.04

Redevances en ligne avec le budget :

  • Baisse du fret et grandes lignes
  • Hausse du service régional et Ile de France des recettes liées au projet EOLE,
  • Économies importantes sur les ACE (achats et consommations externes )
  • Cash-flow libre en retard et Ebit DA en avance.

Info + :

  • Les recettes Réseau liées au fret ferroviaire ne sont pas à l’objectif, l’année même de la mise en œuvre duscénario de discontinuité, et de la création de deux filiales Fret, suggérées par l’Europe, anticipées par l’Étatavec l’appui complice du groupe SNCF. La CFDT Cheminots porte des espérances sur le plan Ulysse pour le Fret qui est un plan de financement sans précédent pour les infrastructures ferroviaires liées au fret.
  • Les embauches à fin octobre comptabilisent 1983 recrutements au lieu des 2299 prévus, la CFDT Cheminots s’interroge l’attractivité de nos métiers.
  • Ce premier constat sur le bilan 2025 les résultats annoncés permettent d’espérer une augmentationsignificative du montant de l’intéressement versé à SNCF Réseau et un progrès significatif obtenu notamment grâce à la négociation CFDT des critères pour atteindre ce montant

PERSPECTIVES 2026 : LA CFDT A SOUHAITÉ FAIRE PASSER QUELQUES MESSAGES AU PRÉSIDENT QUI

PUISENT LEUR INSPIRATION DANS LE BILAN DE L’ANNÉE ÉCOULÉE ET DANS LES ATTENTES DES AGENTS

DE NOTRE SA.

NOTRE PREMIER VŒU POUR 2026 : aucun de nos collègues SNCF ou sous-traitant ne doit perdre la vie ou subir une invalidité sur nos chantiers. Si la CFDT cheminots ne doute pas que ce souhait rejoigne celui du président et de tous les cheminots de Réseau, ce qui est primordial, c’est la mise en œuvre des moyens pour atteindre cet objectif, et notamment:

  • Externalisation et sous-traitance : elles doivent être réinterrogée et maitrisées, en particulier en ce qui concerne l’exigence sécurité sur les marchés.

o USTI OPE et disparition de l’arrêté TES du 7 mai 2015. Le législateur fixera les règles, mais c’est l’entreprise qui

fixera le niveau d’exigence fixé par le système de management de la sécurité, notamment le niveau d’exigence lié au contrôle de l’aptitude médico psychologique des agents affectés à des tâches de sécurité. La CFDT fait part de ses inquiétudes.

o Le deuxième volet du décret SECUFER : C’est SNCF Réseau qui définira en interne la déclinaison de ces décrets et arrêtés, tel que le volet électrique et la possibilité ou non donnée à nos RSS ou nos agents E de délivrer aux entreprises extérieures, une attestation de première étape de consignation.

  • Qualité de vie et aux conditions d’exercice des métiers : il est indispensable que l’exigence de la SA Réseau ne soit pas moins forte que l’exigence d’atteinte des objectifs financiers pour emmener avec elle ses agents et leur motivation. Pour cela il faut de vrais budgets dédiés, pour l’outillage, pour les aménagements de postes en fin de carrière, …
  • Évolution des métiers: la CFDT a rappelé le malaise qui secoue les métiers de M&T en général, le SEG en particulier. Pour la CFDT Cheminots, ces annonces sont une première forme de reconnaissance de la situation mais elles arrivent tardivement. Il est plus compliqué d’arrêter un conflit social que de ne pas le débuter. Pour la CFDT Cheminots des améliorations sont envisageables et doivent être discutées dans le cadre d’un agenda social et de rencontres fixées le plus rapidement possible . Cet agenda social devra définir les contours de ce calendrier, ainsi que les modalités de la concertation avec les organisations syndicales représentatives.

Ce programme métier SE ne doit pas occulter les nécessaires évolutions pour l’ensemble des métiers de maintenance et travaux. Pour la CFDT il doit s’inscrire dans une logique de concertation et permettre un réel débat afin de trouver une solution concertée et durable à chaque parcours professionnel.

  • EIC : Il est indispensable de donner un nouvel élan au programmeau programme Cir-cul’action qui se doit de produire du concret pour les agents
  • Formation : le budget prévisionnel n’est pas à la hauteur (niveau de formateurs trop faible, heures de formation pour reconversion insuffisantes, alternance toujours mise au profit des fonctions transverses pour pallier les diminutions d’effectifs, prise en compte insuffisante de la diminution sécurité, absence budget de la dimension Résonances non fléché, notamment pour la MOA unique, REX formation jeunes cadres trop optimiste et ne traitant pas les problèmes…)
  • Évolution des effectifs : La CFDT Cheminots se félicite que le budget 2026 anticipe les recrutements des opérateurs SEG et essayeurs, pour anticiper l’augmentation des investissements en 2028. Quid des autres métiers ? La CFDT cheminots s’inquiète à propos de la diminution des effectifs à la voie et aux Télécom notamment.
  • L’externalisation massive des chantiers en la matière ne nous rassure pas. Le président a confirmé que le seuil de 30 % d’externalisation de la maintenance ne serait pas dépassé. Pour la CFDT cheminots, le seuil d’effectifs voie doit être transparent et adapté de la taille critique liée aux parcours, et à leurs exigences en matière d’astreinte.
  • Programme de modernisation de la téléphonie générale: il aura indubitablement un impact sur les effectifs télécom, tout ne sera pas compensé par les nouvelles technologies, types FRMCS ou Soprano, ou par une reprise GSMR ; là encore il faut être transparents.
  • Transverses : En ce qui concerne les fonctions support et le taux d’avancement du plan de performance, la CFDT cheminots a rappelé ses inquiétudes sur la charge de travail et l’adéquation charge ressources et l’état sanitaire de ces fonctions. Les fonctions support ne sont pas qu’une charge, elles permettent aussi à l’entreprise de fonctionner et à la production d’être plus efficace et les outils sensés  leur faciliter le travail ne sont pas efficients.

LES RÉPONSES DU PRÉSIDENT AUX INTERVENTION CFDT :

  • La règle d’or est une cible mais ce n’est pas un absolu, sinon il aurait fallu réduire les OPEX. C’est une cible importante, mais pas une fin en soi. On recale la trajectoire sur un rythme atteignable.
  • Les recettes, les trafics sont calés sur des prévisions fiables, les hausses de prix sont calées jusqu’à 2029 et devraient être validées. Le président se dit favorable à la présentation des indicateurs d’état du réseau à la commission économique des CSE.
  • La situation de l’état du patrimoine doit également être partagée.
  • Des incertitudes sur projet de loi de finance 2026, mais a priori pas d’impact direct pour Réseau, avec un point d’attention sur les projets de financement régionaux. La majorité des conventions sont signées, cependant, il faudra peut-être prévoir une marge d’adaptation. Le calendrier est serré, mais le cadre est contraint. Il faut faire avec.
  • Le président est optimiste sur le développement du fret et rappelle que le projet Ulysse pour le Fret est un plan d’investissements sans précédent pour ses infrastructures (4 triages par gravité, Installations Terminales Embranchées, …).
  • Concernant les redevances, un marqueur de la priorité est donné au financement par les utilisateurs et pas par le contribuable. Réseau s’adapte à cette donne.
  • Le fond de concours permet que les bénéfices soient réinvestis, mais il faut rester dans un cadre supportable . 
  • Sur les embauches, il faut éviter les stop and go, il faut que les recrutements soient plus fluides.
  • Il faut avoir les moyens de former les embauchés. Il faut des parcours professionnels pour les formateurs ! Il faut convaincre les établissements. Le président propose qu’une présentation en ce CSE central début 2026 de la démarche de reconnaissance des formateurs.
  • Le président espère un contrat de performance, avec une trajectoire de péage soutenable, mais ne doute pas qu’il faudra encore de la productivité.
  • Il a également entendu le message d’exigence qualité et sécurité avec nos partenaires industriels, y compris par le biais des pénalités.

UNE PARTIE DES CONSTATS ET DES MESSAGES ÉTANTS ENTENDUS ET PARTAGÉS, LA CFDT POURSUIVRA SON TRAVAIL AFIN DE PERMETTRE À CHAQUE AGENT DE LA SA RÉSEAU D’ÊTRE CONSIDÉRÉ COMME UN MAILLON ESSENTIEL À LA PRODUCTION.

NOS AUTRES TRACTS

Mise en place du logiciel SPID

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NOS TRACTS

Mise en place du logiciel SPID

La direction répond aux sollicitations de la  CFDT Cheminots et met en œuvre des mesures immédiates de compensations financières. 

La CFDT cheminots a écrit le 2 décembre à la direction des Opérations Industrielles pour demander des mesures.

Elle a été entendue. La direction propose les mesures suivantes : 

 

 

Comme suite à votre courrier du 2 décembre adressé à Vincent Lahillade et nos différents échanges, je vous confirme les mesures prises pour tenir compte des difficultés de déploiement de SPID rencontrées dans les Technicentres TGV : 

υ La majoration de la prime de travail de 20% pour novembre et décembre pour tous les agents des TM et SM afin de prendre en compte les 

impacts de prise en compte production de la mise en œuvre de SPID dans leurs métiers,

υ Le versement d’une gratification exceptionnelle de 200 euros en décembre à : 

o Tous les personnels de l’OC TGV

o Dans les TM/SM : tous les personnels qui pilotent la production. 

Les appellations diffèrent d’un TM à un autre, mais on peut citer : AF, DOP, GOF, COM, REPART, PREOP ; COPROD, CADREOP, SPM, DMV, CDPL SPID, chefs de feuilles et DPX PT qui assurent les J/N en assistance/ support aux opérateurs.

υ La poursuite d’un plan d’action.

 

La bascule a permis de déployer 2 des 4 modules de SPID : 

 

υ Le module de maintenance GMAO (OSMOSE)

υ Le module d’affectation qui permet d’affecter une rame spécifique.

Les deux autres modules d’affectation (gestion de site et H00) font l’objet d’une analyse renforcée avant leur déploiement. 

 

La priorité est donnée à la SEF, qui est préservée, à la stabilisation des deux modules opérationnels déployés (GMAO et affectation) ainsi qu’à l’accompagnement et la montée en compétences des opérateurs.

Compte tenu du bilan de la première semaine de bascule, des solutions de contournements ont été mises en œuvre et la gestion de site Tigre est maintenue.  

 

Pour les semaines à venir, TGV se fixe 4 impératifs à court terme :  

1. Maintenir l’impératif SEF,

2. Stabiliser les deux modules déployés de SPID, 

3. Retrouver une exploitation maitrisée au plus tard le 19 décembre avec des progrès notables chaque semaine, 

4. Travailler au déploiement sécurisé du module « GOV gestion de site » indispensable pour un pilotage efficace des Technicentres. 

 

Nous restons, bien entendu, à votre écoute,

 

Ces avancées sont à mettre au crédit de la CFDT qui continuera à maintenir la pression pour un retour rapide à une situation normale et à la rémunération juste des efforts jusqu’à un retour à la normale.

NOS AUTRES TRACTS

Table Ronde Réseau sur les métiers du SEG

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NOS TRACTS

Table Ronde Réseau sur les métiers du SEG

Des avancées et un travail à poursuivre. 

Les organisations syndicales représentatives ont été reçues en table ronde ce lundi 1er décembre, l’occasion pour la CFDT de porter ses revendications et de rappeler le malaise qui secoue les métiers de M&T en général, le SEG en particulier. Ces mesures proposées en séance seront mises en œuvre si les OSR acceptent ces propositions avant le mercredi 3 décembre à 17h00.

Les propositions de la direction : 

 

  • Création au 1/1/2026 de l’Indemnité de Remise en Exploitation du Réseau Ferroviaire (IRERF) proportionnellement au nombre de sorties  réalisées sur une année pour l’ensemble des agents prenant l’astreinte pour tous les métiers SNCF Réseau  d’un montant de 11,93 € : 
    de 1 à 6 sorties : indemnité de sortie classique (11,93€),
    à compter de la 7ème sortie : indemnité de sortie classique + 1 IRERF, soit 23€86 par sortie,
    à compter de la 11ème sortie : versement de l’indemnité de sortie classique + 2 IRERF, soit 35,79€ par sortie.  Le comptage du nombre de sorties se fait sur l’année.
  • Passage à la classe 3 des agents SE à l’issue de la réussite à la formation HMT3, après validation managériale et tenue de 3 cycles d’astreinte en double et rémunérés.
  • Revalorisation de postes classe 3 vers classe 4 pour développer le monitorat en établissement. 15 postes classe 3 seront requalifiés classe 4 dans chaque DGIR / DZP, affectés en priorité aux UTM qui n’ont pas de référent / moniteur. Soit 60 requalifications au total.
  • Accès classe 5 des REQ (SE et Voie) facilité, 2 modalités d’accès.  Soit par :
  • la formation d’accès classe 5 (DAQE / CTR) + 3 ans de REQ + dispense des prérequis d’accès à laformation,
  • un nouveau dispositif de validation des acquis professionnels en fin de carrière et sous conditionsde tenue et de maîtrise du poste de REQ, d’ancienneté dans la classe et dans l’entreprise. 
    SE : 20 classe 4 vers classe 5 par DGIR / DZP
    Voie : 10 classe 4 vers classe 5 par DGIR / DZP
  • Pour 2026, 2600 nouveaux salariés (dont 500 SE) l’effectif global SE sera en hausse. À fin octobre  2025, 388 recrutements au SE pour une prévision de 488 : les recrutements qui n’auraient pas été réalisés en 2025 seront reportés sur 2026.
  • Lancement d’un programme Métier SE dès janvier 2026 notamment :
    Trajectoires professionnelles,
    Formation initiale et continue avec des Formateurs d’Entreprise, 
    Meilleure articulation entre les Campus et les établissements,
    Aspects concernant l’évolution technique du métier.
  • Réouverture de l’antenne de formation d’Amiens mi-2026 avec 4 formateurs supplémentaires. Des investissements seront également réalisés en 2026 et 2027 sur le campus de Bègles pour augmenter sa capacité d’hébergement.

 

Pour la CFDT Cheminots, ces annonces sont intéressantes et sont une première forme de reconnaissance de la situation et de la technicité des agents SE, mais elles arrivent tardivement. Il est plus compliqué d’arrêter un conflit social que de ne pas le débuter. Pour la CFDT Cheminots des améliorations sont envisageables.

  • Le nombre de moniteurs/référents créés ne permet pas la mise en place d’un référent par UTM, il est nécessaire de préciser le mode de fonctionnement, la fiche de mission de ces moniteurs. Leur périmètre géographique, le fonctionnement des entités qui sont dépourvues d’un moniteur. 
  • Les mesures concernant l’encadrement SEG, sont insuffisantes et ne prennent pas en compte le rôle déterminant qu’il joue au quotidien, et plus encore en période de turbulence sociale. Les CCRN sont en première ligne et entendent eux aussi être davantage reconnus. Pour la CFDT, si la direction avance des pistes telles que la généralisation de l’indemnité complémentaire de mobilité ICS) celle-ci doit faire l’objet d’un cadrage strict au niveau national  et ne doit pas être laissée à l’appréciation des établissements.
  • Seuls les métiers SE et voie sont concernés par les annonces REQ. Il manque donc les REQ caténaire et SM.
  • Les annonces REQ doivent être mises en œuvre sur 3 ans pour l’ensemble des établissements des 3 vagues « Maintenir Demain ». le relevé de décision de la direction ne traite que de l’année 2026, ce qui correspond au mieux aux établissements de la première vague. En CSE Central, Matthieu Chabanel a répondu aux interrogations de la CFDT Cheminots en précisant que ce programme de requalifications de REQ classe 5 seraitpluriannuel
  • Pour la CFDT il est temps d’ouvrir la discussion sur la rémunération juste des habilitations HMT3 notamment. 
  • La CFDT considère que la reconnaissance des métiers SE passe par une meilleure trajectoire de requalification des postes. Cela peut se faire par le biais de la Validation des Acquis Professionnels et la création de titres RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles)

 

 

Il est enfin primordial d’établir un agenda social : 

 

  • Le relevé de décisions évoque le lancement  d’un programme métier SE dès janvier  2026. Il est nécessaire de définir les contours  de ce calendrier, (date de début et date de  fin), ainsi que les modalités de la concertation  avec les organisations syndicales  représentatives. 
  • Ce programme métier SE ne doit pas occulter  les nécessaires évolutions pour l’ensemble  des métiers de maintenance et travaux. 
  • Pour la CFDT il doit s’inscrire dans une logique  de concertation et permettre un réel débat  afin de  trouver une solution concertée et durable à ce  parcours professionnel. 

NOS AUTRES TRACTS

SPID

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SPID

Ne pas confondre vitesse et précipitation ! La cfdt Cheminots demande un plan daction, et des mesures exceptioNNeLLes de rémunération pour les agents impactés.

La mise en place du logiciel SPID désorganise la production, le mouvement, la gestion de flotte et la GMAO.

La CFDT Cheminots à écrit au directeur des Opérations Industrielles de TGV pour demander la mise en œuvre d’un plan d’action et des compensations financières pour les agents impactés. La CFDT cheminots vous tiendra informés des réponses de la direction et des mesures mises en œuvre.

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Détourage de la DGIR Île de France vers la DGIR Sud Est

Détourage de la DGIR Île de France vers la DGIR Sud Est

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Détourage de la DGIR Île de France vers la DGIR Sud Est

Le compte ny est pas ni en effectifs, ni en compensation pour les agents transférés.

Au 1er janvier 2026, une partie de l’activité de la DGIR Ile de France sera transférée vers la DGIR Sud Est (DGIR = Direction Générale Inter Régionale). Pour la CFDT cheminots, le compte n’y est pas.

Sont prévus dêtre transférés :

  • Les métiers Maintenance et Travaux entre Infrapôle PSE et Infrapôle BFC, AN et EISE ;
  • Les métiers Circulation et régulation entre EIC PSE et EIC BFC, EIC AN ;
  • Le patrimoine et les responsabilités Télécoms Informatiques de l’ESTI IDF à l’ESTI SE/ UTTI AUV- BFC ;
  • Les limites des périmètres d’ingénierie de maintenance et d’études des PEI de Dijon et de Clermont Ferrand ;
  • Le changement du management de projet sur les lignes situées sur le département du Loiret.

Géographiquement, cela concerne :

  • Le Département de l’Yonne (89)
  • Une section de ligne 750000 (Paris-Clermont) de Montargis exclu (Section de séparation Gripoy PK 123.6) à Neuvy sur Loire (PK 177.570)
  • Les lignes secondaires de Gien à Argentan (ligne 685 000)
  • La voie Mère de Gien (ligne 685 606),
  • La ligne d’Orléans à Gien (ligne 687 000),
  • La ligne de Montargis à Sens (ligne 748 000),
  • La ligne de Triguères à Surgy (ligne 749 000)
  • La ligne d’Auxerre St Gervais à Gien (ligne 751 000)

La délégation CFDT ne conteste pas le bienfondé du détourage mais ne partage pas l’idée que le détourage s’effectue sans productivité et condamne cet état de fait. Les postes créés sont très insuffisants en rapport à ce que sera la charge transférée, et notamment dans les entités d’appui, les fonctions supports et transverses, les pôles études, le management de projet, les travaux, l’encadrement, certaines missions de la direction régionale BFC. Par ailleurs et d’une manière générale, les allongements de parcours notamment les kilomètres routiers généreront une charge de travail supplémentaire pour de nombreux agents. La charge liée à l’astreinte n’est pas non plus mesurée à sa juste valeur. La délégation CFDT Cheminots conteste également le fait que les postes transférés soient des postes au cadre d’organisation et non des effectifs purs, ce qui a deux effets négatifs :

•Le fait que les agents d’Ile de France ne puissent pas suivre cette charge pour faire valoir leur droit à mutation en province (la CFDT cheminots conteste le principe d’une durée minimale de présence en IDF de 10 ans pour pouvoir bénéficier d’une mutation en Province).

• Le fait que les postes créés, ne seront pas recouverts immédiatement, ce qui génère de fait une productivité supplémentaire, la charge de travail arrivera elle directement.

Les arbitrages définitifs ne sont à ce stade pas rendus, mais certains effectifs annoncés sont très en deçà des chiffres annoncés en CSE ZPSE lors de l’info consult d’août et octobre. La délégation CFDT condamne le fait que les chiffres annoncés en CSE ne soient pas respectés (ex : Pôles étude Dijon et Clermont 12,22 +3,78 ETP). La partie travaux liée au détourage doit également être quantifiée et « payée » le patrimoine semble globalement à remettre à niveau, la priorité semblant avoir été donnée au réseau transilien plutôt qu’à l’Yonne. La délégation CFDT demande des effectifs supplémentaires et des requalifications de postes là où la charge est supportée par un seul agent.

Par établissement ou entité : 

Infrapôle BFC (et dans une proportion équivalente AN)

  • Les effectifs créés au niveau du siège sont très insuffisants compte tenu du patrimoine transféré (« en points VZ », la délégation CFDT évalue entre 20 et 30% de la charge nominale le patrimoine transféré). Les effectifs créés en fonction support sont donc très insuffisants. 
  • La partie travaux est sous-évaluée. La création d’un poste RLT ne correspond pas à la charge envisagée. La délégation conteste le fait que la première année sera prise en charge par la DGIDF. Pour preuve, dès la semaine 2/2026, les agents de l’UO travaux sont sollicités pour assurer des renforts sur l’Yonne. 
  • La partie expertise n’est pas non plus quantifiée correctement (ex le nombre de PN est très supérieur à la charge et posera la question de l’organisation future du pôle prod). 
  • Il est prématuré de dire que le pôle PIT SUBIT subit une charge compte tenu du fait que les arbitrages ne sont pas encore tous rendus. 

       EIC BFC (et à due proportion EIC AN) :

 

  • L’organisation du travail, cellule de crise et charge de travail pour le CRC doivent être réévaluées et prises en compte en effectifs et en classe. 
  • Côté BHR : la délégation demande la date officielle de rattachement. Les 2 postes BFC ne sont pas encore nommés, cela génère un surplus de production pour les agents.
  • Certains postes type GO/TE sont  déjà très chargés la CFDT demande la prise en compte en effectifs et en classe. 
  • Concernant la rédaction des consignes PSE et BFC ne travaillent pas de la même manière, cela va générer aussi de la surcharge liée à l’harmonisation des méthodes.
  • La délégation CFDT attire l’attention sur le rattachement en 2 temps (Yonne au 1er janvier 2026 et ensuite de Lézinnes au sud de Montereau au 1er janvier 2027 et demande des éclaircissements sur la gestion de crise en période de transition en rappelant l’ incident Nuits sous Ravières qui a fait l’objet d’un rapport BEATT le 25 juin 2023.

       

PEI Dijon (et à due proportion PEI Clermont)

 

  • Les effectifs qui semblent être annoncés sont très insuffisants. Si le chiffre de 7 agents est confirmé, la CFDT cheminots évaluera le fait que l’info consultation est en écart avec la réalité et prendra des dispositions pour contester ce qui peut s’apparenter à de l’entrave. 
  • Le nombre de postes créés n’est pas conforme à ce qui était annoncé dans le dossier d’information consultation du CSE
  • L’effectif supplémentaire prélevé à l’infrapôle n’est en réalité qu’un arbitrage décidé par la DGIR SE ce qui ne remet aucunement en cause le fait que le transfert d’effectifs de DGIR DF vers DGIRSE ne correspond pas à la charge transférée. 
  •  La réduction de l’externalisation pour les PEI de PSE à BFC, n’est pas un argument recevable, étant donné que la part de l’externalisation en IDF est importante et donc non maitrisée.
  • De plus, on ne voit pas de trace d’un effectif PEI sur BFC et AN chiffré et pesé en qualification.
  • Côté études, le REX du détourage LN1 vers Sud Est (vers PEI Dijon et Lyon) démontre que les archives transférées n’étaient pas conformes aux attentes en termes de qualité, ceci étant le fruit d’un déficit chronique d’effectifs à la direction des études d’IDF. La situation sera probablement la même  pour les archives « lignes classique » et génèrera  indubitablement une surcharge de travail pour assurer la remise à niveau. Cette remise à niveau n’est ni quantifiée, ni compensée. 

 

La délégation CFDT considère que le niveau d’externalisation ainsi que l’accueil de nouvelles recrues doivent donner lieu à des requalifications de postes pour anticiper cette charge et cette modification en termes de méthode de travail.

 

ESTI SE ( et notamment UTTI ) 

  • La délégation CFDT considère que le rattachement de l’Yonne génère un surcroit de charge considérable pour une unité qui se relève à peine de la création de l’ESTI et qui accueille un patrimoine à remettre à niveau. 
  • Le renfort des astreintes LT Yonne génère de la charge de travail et des risques routiers supplémentaires. 
  • Le DPX informatique prend en charge des effectifs supplémentaires avec des installations dégradées (estimation de 40% de switchs à remplacer)
  • Le DPX transmission verra ses effectifs passer de 10 à 16 agents avec une augmentation importante des  déplacements. La charge de travail étant auparavant conséquente, elle dépassera le raisonnable en l’absence de  renforts. 
  • L’antenne travaux se verra également ajouter un périmètre conséquent sans effectifs supplémentaires. 

 

Concernant l’EISE, la charge de travaux n’est pas compensée non plus en effectifs et en fonctions support. 

 

Concernant la Direction Régionale, la charge de travaux n’est pas compensée non plus en effectifs (par exemple le Service Parties prenantes estime à 0,6 agents supplémentaires la charge tiers, ponts routes, etc…). D’autres postes de la DR R BFC sont concernés par cette hausse de charge telles que les CSPS.

En conclusion, le bassin d’emploi vers lequel est transférée la charge est loin d’être aussi dynamique que le bassin Francilien et le détourage n’a fait que déplacer un problème. Il y avait des postes non couverts avant le transfert en IDF  on se trouve à présent avec des postes non couverts et difficultés de recrutement propres au bassin BFC et auvergne. La délégation CFDT demande donc que des efforts soient faits en conséquence sur le recrutement.

 

La délégation CFDT demande la mise en œuvre de l’indemnité temporaire de transition pour l’ensemble des agents toutes entités confondues et pour l’ensemble des éléments variables de solde qu’ils percevaient. 

 

Face à ce principe, les écarts constatés sont les suivants : 

EIC Yonne : kms taxis payés alors que les agents utilisent leur véhicule personnel, 

Infrapôle : doublement de la prime REQ

Encadrement prime « Ramette » (perception de 39 % de la GIR d’avril en octobre)

ESTI : prime de 3€ brut/jour pour TES C et 4 € brut/jour pour TES M. 

 

La délégation CFDT peut comprendre le principe d’une harmonisation des pratiques en matière de rémunération, mais elle considère que les agents ne sont pas responsables d’une telle réorganisation et qu’à ce titre il est légitime de calculer leur ITT sur l’ensemble des EVS, y compris ceux relevant des accords locaux. 

 

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