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Bilatérale SNCF Gares & Connexions : les revendications de la CFDT
La CFDT Cheminots a été reçue en réunion bilatérale par le Directeur Général de SNCF Gares & Connexions, Alain Resplandy-Bernard, accompagné de la nouvelle Directrice des Ressources Humaines. À cette occasion, le syndicat a porté les préoccupations des agents sur plusieurs dossiers majeurs : réorganisations, risques psychosociaux, télétravail, déménagement à Pantin, rémunération, restauration, ouverture à la concurrence et évolution des parcours professionnels.
La CFDT a tout d’abord alerté la direction sur les conséquences des réorganisations successives, notamment au sein de la Direction des Achats, du Centre de Supervision Unique (CSU), ainsi que des Directions Maintenance et Travaux. Le syndicat constate une dégradation des conditions de travail, une multiplication des évaluations des risques psychosociaux (EVRPS) et une charge de travail insuffisamment prise en compte. Il réclame un renforcement immédiat des dispositifs d’accompagnement et une meilleure évaluation des impacts humains avant toute restructuration.
Le projet de déménagement à Pantin a également été au cœur des échanges. La CFDT s’inquiète des conditions de mise en œuvre du flex-office, avec un taux de flex annoncé de 0,49 pour SNCF Gares & Connexions, jugé insuffisant pour garantir des conditions de travail satisfaisantes. Le syndicat dénonce également le recul sur le troisième jour de télétravail, désormais laissé à la seule appréciation des managers, et revendique des règles communes, transparentes et équitables pour l’ensemble des salariés.
Dans un contexte d’inflation persistante, la CFDT a insisté sur les questions de rémunération et de pouvoir d’achat. Elle demande l’activation de la clause de révision salariale prévue par les négociations annuelles obligatoires (NAO) 2026. Si le retrait de l’indicateur « nombre des accidents du travail » de l’accord d’intéressement constitue une avancée, le syndicat reste vigilant sur les nouveaux critères retenus et leurs conséquences sur la rémunération des agents. Il dénonce également les fortes disparités en matière de titres-restaurant, avec une valeur de 12,20 € chez AREP contre seulement 9 € pour les salariés de SNCF Gares & Connexions.
La CFDT a également alerté sur la baisse du pouvoir d’achat liée au déménagement des équipes de Rimbaud vers Pantin. Le coût de la restauration augmenterait fortement, faisant passer le reste à charge des agents à un niveau jugé inacceptable. Le syndicat réclame des mesures de compensation afin d’éviter que cette réorganisation ne se traduise par une perte financière pour les salariés.
Les échanges ont aussi porté sur l’ouverture à la concurrence, la réinternalisation de certains services en gare et la reconnaissance des parcours professionnels. La CFDT défend un service public ferroviaire de qualité, soutient le développement des compétences en interne et demande une reprise intégrale de l’ancienneté des salariés issus des filiales du groupe SNCF afin de garantir l’égalité de traitement entre tous les agents.
À l’issue de cette réunion, la CFDT réaffirme sa volonté de poursuivre un dialogue exigeant avec la direction tout en restant pleinement mobilisée pour défendre les droits des salariés, améliorer leurs conditions de travail, préserver leur pouvoir d’achat et obtenir des engagements concrets sur l’ensemble des sujets abordés.

