Filialisation du fret : un démantèlement inacceptable pour la CFDT Cheminots
Filialisation du fret : un démantèlement inacceptable pour la CFDT Cheminots
Le 16 avril 2018, conformément à ses 10 engagements pour changer le quotidien des cheminots, la CFDT a apposé sa signature sur l’accord 2019-2021 pour conserver cet acquis qu’elle a obtenu en 2015. Tous les salariés du Groupe public ferroviaire privés d’offre de restauration à proximité pourront ainsi continuer de bénéficier du titre-restaurant. C’est la démonstration que la politique de contractualisation de la CFDT porte ses fruits : quand un accord est bon pour le salarié, elle le valorise.
Pas de restaurant d’entreprise à moins de 10 minutes à pied ? Votre direction refuse la mise en place des titres-restaurant ? Des questions sur les conditions d’éligibilité ? De mise en place ? Contactez vos représentants CFDT qui répondront à toutes vos interrogations et demandes d’accompagnement.
Jusqu’à fin avril 2018, la validité d’un accord d’entreprise est toujours subordonnée à signature d’une ou plusieurs organisations syndicales de salariés représentatives ayant recueilli au moins 30 % des voix et, à l’absence d’opposition d’organisations syndicales de salariés représentatives ayant recueilli la majorité des suffrages exprimés dans un délai de huit jours.
Pour valider un accord, il faudra la signature des organisations syndicales cumulant 50 % des voix lors des dernières élections professionnelles.
Après de longues concertations avec le gouvernement, quelques amendements de la CFDT Cheminots ont fini par être pris en compte. C’est très largement insuffisant. Cela démontre néanmoins que la méthode de la CFDT qui consiste à proposer et à maintenir la pression par l’action paie. Par ailleurs, l’intervention du président de la République n’a apporté aucune réponse positive, reléguant notamment la reprise de la dette à un calendrier lointain et la conditionnant aux seuls efforts de productivité des cheminots. Entre autres, la CFDT dément toute rumeur visant à la discréditer et rappelle qu’elle est la première organisation syndicale à avoir appelé à l’unité syndicale face à un projet de réforme mal préparé par ses initiateurs.
Le quatrième préavis unitaire CFDT-CGT-UNSA couvre tous les salariés du Groupe public ferroviaire et ceux appelés à les remplacer.
La CFDT va continuer à proposer et à défendre ses revendications pour la protection des salariés tout en augmentant le rapport de force contre les mesures néfastes verrouillées par le Premier ministre.
La CFDT Cheminots et le Syndicat national FGAAC-CFDT appellent tous les cheminots à poursuivre la mobilisation en s’inscrivant dans le quatrième préavis de grève de l’interfédérale CFDT-CGT-UNSA qui commencera mardi 17 avril à 20h00 et durera jusqu’au vendredi 20 avril à 7h55.