SAS Fret SNCF

Posté par cfdt, le 17 juin 2020

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S'il vous plaît patienter ...

Urgence sauvegarde !

La crise économique liée au Covid-19 achèvera-t-elle la SAS Fret avant la fin 2020 ? La crise sanitaire aura un impact immédiat évalué à moins 140 M€ sur le chiffre d’affaires (CA) et, in fine, un impact de moins 100 M€ sur la marge opérationnelle (MOP) de 2020. La MOP que la trésorerie était présumée supporter était initialement budgétisée à moins 67 M€ avant la crise sanitaire et celle économique. Analyse.

Le énième plan triennal adapté, rebaptisé à maintes reprises et censé sur la trajectoire 2020-2023 nous permettre de retrouver l’équilibre à la fin 2022 est de toute évidence remis en cause. Même s’il nous aura permis une recapitalisation à hauteur de 170 M€, il a surtout visé la transformation juridique de Fret SNCF en société anonyme simplifiée (SAS). Ce passage en SAS, imposé par l’État et tellement vanté par nos dirigeants pour sa souplesse juridique, ne permet justement pas juridiquement de recapitaliser !

La CFDT Cheminots alerte !

Avec peu de trésorerie et peu d’actifs, la SAS Fret ne pourra pas financièrement attendre la reprise économique espérée en 2022. Elle ne pourra même pas passer l’été 2020 sans une aide d’État ! En effet, après la crise sanitaire, la crise économique fragilise la survie de la SAS Fret et du ferroviaire en général.

Ça se passe ailleurs…

Tous les secteurs économiques confrontés à la même problématique ont alerté l’État sur leur viabilité à court ou long terme. Des réponses rapides ont été apportées pour certains, comme pour l’aérien, l’automobile, etc.

… Et le ferroviaire ?

Pour le ferroviaire et particulièrement pour le fret, la réponse se fait attendre, alors que la SAS a démontré combien cette activité est fondamentale à la nation par l’acheminement des trains vitaux pour l’économie et la santé.

La CFDT agit pour obtenir des mesures immédiates de sauvegarde

L’heure est venue de montrer une réelle volonté politique afin de sauver le fret. Comment accepter que cette activité essentielle et sur laquelle le pays a pu compter en temps de crise se retrouve dans une situation de survie ?

La CFDT Cheminots a interpellé le ministère des Transports

L’État doit dégager les obstacles qu’il a lui-même créés. Avec la loi de 2018, c’est le gouvernement actuel qui a créé la SAS. Des réponses seraient apportées à la mi-octobre pour la SNCF dans sa généralité, prenant en compte l’impact économique sur l’activité Voyages, TER, Transilien, TET et Fret.

Oui, mais…

Nous ne pouvons pas attendre cette date ! Le Fret SNCF a besoin de 100 M€ pour compenser les pertes liées à la crise sanitaire !

Un creux d’activité

La période de creux d’activité est estimée entre 12 et 18 mois, avec un retour à la normale attendu en 2022.

Actuellement, l’activité n’est qu’à 78 % de son trafic initial

La SAS Fret, avec son modèle de gestion capacitaire, devra adapter son offre aux besoins et à la baisse d’activité des clients. De plus, en tant que principal opérateur de wagon isolé, elle propose que l’État français participe à hauteur de 70 M€ annuels pour atteindre l’équilibre de ce modèle économique indispensable pour nos industries et territoires. Comme c’est les cas chez nos voisins suisses, autrichiens ou belges, une aide à long terme pour un nouvel équilibre modal s’impose.

Reçue en bilatérale le 11 juin dernier, la CFDT a posé ses exigences

L’amélioration des frais de structure souhaitée par la SAS Fret, c’est quoi ?

C’est faire mieux avec moins, avec de nouveaux outils censés réduire le nombre d’acteurs de la chaîne, soi-disant pour être plus compétitifs, pour proposer le meilleur service aux clients et pour répondre au rééquilibrage modal. La SAS Fret se focalise sur ses frais de structure, qui sont liés à son maillage territorial et sa capacité à proposer du wagon isolé, source de report modal et vrai potentiel de développement post-crise. Pourquoi imposer ces restructurations successives alors que Fret est incapable de nous expliquer les raisons de la variabilité des prix proposés aux clients ? Le calcul des charges via Boîte à flux n’est pas bon. Par exemple, dernièrement, sur le contrat Kronenbourg, c’est grâce aux interventions de la CFDT que 75 % du contrat initialement perdu au profit de VFLI et ECR ont pu être sauvegardés en proposant des montages différents.

Pour la CFDT, c’est non !

L’objectif est d’arriver à un effectif cible d’environ 4 500 emplois d’ici deux ans plutôt que dans quatre ans. Il n’est pas pensable de subir de telles suppressions de postes. Il faut préserver l’emploi et les compétences. Il faut agir sur la solidarité de Groupe et travailler sur les parcours professionnels. Le ferroviaire a de l’avenir, il n’est pas envisageable de se priver des compétences des cheminots ! 

La CFDT appelle au dialogue social pour trouver la voie d’une solution bénéfique aux salariés et au transport de marchandises. La CFDT a également exigé que des solutions soient trouvées pour tous les agents et a défendu le Vivre et travailler au pays.

Avant de nous imposer encore et encore de la productivité, il faut jouer la transparence et mettre sur la table toutes les informations

La CFDT exige toute la clarté et un état des lieux sur ces coûts de production. Elle demande également le maintien de l’emploi au niveau du Groupe via les parcours pro ou la mise à disposition de façon à pouvoir conserver les compétences et être réactifs lors de la reprise, qui ne pourra pas se faire sans le ferroviaire de marchandises et ne doit surtout pas se faire sans la SAS Fret et ses cheminots !

L’État doit prendre ses responsabilités !

À l’heure où le souhait de l’Europe est de porter la part de marché du rail à 30 % dans le domaine du transport des marchandises contre 18 % aujourd’hui et même 9 % en France, le positionnement de l’État français est très attendu, tant par un programme d’investissement sur les infrastructures que par un soutien aux acteurs du ferroviaire dans cette période post-Covid et de la SAS Fret en particulier.

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