Communiqué de presse

Posté par cfdt, le 1 août 2019

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Résultats commerciaux SNCF

Finances au vert, social au rouge

Dans une communication interne parue hier, la SNCF se félicite du retour en nombre des voyageurs dans les TGV, avec une hausse notable au premier semestre de + 16,9 % et de + 10,5 % par rapport à 2017. Cette annonce est suivie par la commande « surprise » à Alstom de 12 rames TGV Océane supplémentaires, à deux niveaux et d’une capacité de 556 sièges.

Début juillet, à la suite de l’opération Chrono’Gares dénonçant les conditions d’attente des voyageurs au guichet, initiée par la CFDT, le président Pepy évoquait dans les médias une hausse de 5 à 6 % : « dans notre budget, on anticipait une hausse de trafic de 3 ou 4 %. On est aujourd’hui entre 5 et 6 % ». Si la CFDT se félicite de ces bons chiffres, elle s’interroge sur cet écart de prévisions à quelques semaines d’intervalle (+ 5 à 6 % vs + 10,5 %), alors qu’une stratégie de « choc de l’offre » avec une politique commerciale « agressive » avait été décidée bien en amont afin d’améliorer le taux de remplissage des trains. Ces différentiels illustrent les problématiques posées par l’organisation de la gouvernance, qui se base sur un cloisonnement des activités. Les conséquences notamment sur l’accueil des voyageurs en gare et le climat social interne à la SNCF sont connues et désastreuses.

Cet épisode illustre toutes les contradictions de la SNCF, qui s’engage dans une stratégie de croissance tout en atrophiant son réseau de vente physique, en déployant un plan social qui ne dit pas son nom et en générant finalement une explosion de l’attente pour les voyageurs.

Le moral des cheminots est en berne. Les dernières enquêtes internes en attestent. Quitter la SNCF n’est plus un tabou pour bon nombre de cheminots, car pour beaucoup, cela apparaît comme la seule solution possible. Alors que la SNCF va avoir besoin de fidéliser ses cheminots dans les années à venir, ne pas proposer un solide projet social est une stratégie perdante. L’ouverture à la concurrence appelle à la mobilisation de tous. La direction sonne la démobilisation des cheminots par ses prises de décisions. Les négociations annuelles obligatoires sont l’exemple du message adressé aux cheminots : résultats en hausse, augmentations minimales, climat social dégradé et RPS pour tous. Pour la CFDT, la direction SNCF ne peut pas décréter seule la conduite de changement, elle doit se construire, mais pour cela, il faudra l’adhésion des cheminots. La réussite de la SNCF de demain ne peut passer que par un solide projet social capable de rassembler une adhésion forte des cheminot·e·s.

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