Dans vos régions
map

Trouvez un correspondant CFDT dans votre région :
Cliquez-ici

Mal-être au travail : Agir pour mieux protéger les cheminots !

Posté par cheminots cfdt, le 1 juin 2017

LOGO_AVIS1-300x257

S'il vous plaît patienter ...

Climat social

Sur fond de réorganisations tous azimuts, engagées par la SNCF au nom de la prochaine ouverture à la concurrence ferroviaire, les événements tragiques survenus au sein du GPF démontrent une situation de crise inédite.
Les accidents graves, les suicides ou les tentatives ainsi que les accidents mortels nous interpellent et font écho à un contexte d’incertitudes et d’interrogations dû à une tension palpable en tout endroit.

Pour la CFDT Cheminots, une action immédiate et efficace doit être enclenchée. C’est collectivement que nous devons faire un diagnostic objectif de la situation pour créer les conditions de sortie de crise.

Quelles sont les causes de cette situation ?
Comme toujours dans les situations complexes, les causes sont multiples : organisations du travail, moyens à disposition, perspectives d’avenir, gestion du changement, etc.
Pour la CFDT Cheminots, l’une d’entre elles est majeure. Il s’agit de l’instabilité des organisations de travail. Chacun peut mesurer l’ampleur de ce phénomène et les conséquences qu’il engendre : réorganisations successives, perte de sens, perte d’efficacité opérationnelle, remise en cause des compétences, déstabilisation des agents, etc. La justification de tels mouvements tient à des objectifs mal définis, mal expliqués, peu partagés et, par conséquent, impossibles à intégrer et à exprimer. La logique voudrait que le chemin se fasse à l’inverse : définir des objectifs en commun, expliquer les enjeux et partager la nécessité des évolutions en se basant sur les compétences des agents du GPF puis faire évoluer les organisations en conséquence.

Un dialogue social marqué par les dogmes, les positionnements stériles et la défiance bloquent une telle démarche.

La lourde responsabilité de Sud-Rail et de la CGT Chacun peut mesurer le gâchis de la dénonciation de l’accord Qualité du Travail et Vie au Travail (QTVT) de 2014 par Sud-Rail et CGT dans la protection du cheminot au quotidien.
Par leurs actions, ils privent aujourd’hui les cheminots d’un lieu d’échange et d’outils permettant d’oeuvrer à leur bienêtre (échanges réguliers sur le travail, association du management et des salariés, formation des managers, équilibre vie perso / vie pro, rôle réaffirmé du CHSCT, etc.).
Il est impératif de remettre la qualité de vie au travail au coeur du quotidien des cheminots. Pour la CFDT Cheminots, l’opposition systématique à la construction d’accords d’entreprise dessert la protection au quotidien des cheminots. Il est évidemment beaucoup plus facile de considérer que le compromis est une marque de faiblesse, mais est-ce une position responsable lorsque nous avons besoin d’outils collectifs pour faire face aux difficultés ?

Une question centrale se pose : sommes-nous mieux protégés par la promesse d’un idéal ou par un ensemble de droits concrets ?
Pour sortir de cette crise, il est impératif d’accepter que notre avenir se construit en commun. Pour cela, il faut donner au dialogue social une valeur d’engagement. La contractualisation entre la direction de l’entreprise et les organisations syndicales doit être le moyen de créer des droits nouveaux
pour les agents. À cet effet, la CFDT assume ses responsabilités.
Néanmoins, pour négocier des accords, il faut être au moins deux et aujourd’hui la question de l’engagement de la direction se pose donc très clairement. Il revient à chacun de prendre sa part de responsabilité dans la recherche de l’intérêt collectif !

La question de l’engagement de la direction se pose
Dans cet objectif, la CFDT avait obtenu dans l’accord de modernisation du dialogue social la création d’une Commission territoriale inter-ÉPIC : il s’agissait de répondre à un besoin très concret, celui de garantir l’avenir de l’emploi des cheminots dans leurs territoires d’affectation et de vie.
Cette disposition a été tuée dans l’oeuf, après avoir été dénoncée par des organisations syndicales qui considèrent l’opposition comme le moyen le plus pratique de ne rien avoir à faire.

Suite à cette dénonciation, un lieu d’analyse et d’engagement territorial compétent sur les trois ÉPIC, à même de traiter les questions de vie au travail et de parcours professionnels fait cruellement défaut.

Aller plus loin que les annonces
Pour mieux protéger les cheminots dans leurs bassins d’emploi, la CFDT exige désormais la création d’un Comité territorial inter-ÉPIC paritaire, instance qui aurait pour compétence une détermination commune entre direction et représentants des salariés des conditions d’emploi, de parcours professionnels et de qualité de vie au travail. Comme un premier pas, la direction a d’emblée annoncé la création d’un groupe de travail rattaché au CNHSCT et l’intégration d’étude d’impact social dans les projets de réorganisations.
Mais si certaines organisations syndicales ont activé la machine à communiquer pour dire qu’elles avaient obtenu le groupe de travail déjà prévu par la direction, cela reste pourtant insuffisant ; on devine aisément la suite : quoi de mieux qu’un groupe de travail auquel ces organisations syndicales siègeront dans un premier temps pour ensuite considérer qu’il n’est pas efficace, laissant les agents seuls face à leur sort et la direction face à son échec ? Au-delà des effets d’annonces, il faut remettre au coeur de nos dispositifs un lieu de réflexion et d’action basé sur des engagements communs (organisations syndicales et direction), c’est ce que la CFDT appelle la nécessaire contractualisation.
C’est pour cela que la CFDT Cheminots veut aller plus loin. Les risques psychosociaux ne sont pas une fatalité, pour peu que chacun sorte des postures et se donne les moyens d’agir réellement et collectivement pour le bien-être des cheminots.
La CFDT y est prête, qui aura le courage d’avancer avec elle ?

Télécharger le pdf


Contact | Plan du site | Mentions légales | Crédits | Flux rss