le dialogue social ne passera pas à la sncf !

Posté par cheminots cfdt, le 10 janvier 2017

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S'il vous plaît patienter ...

la démocratie sociale condamnée ?

Le 27 décembre dernier, la CGT a dénoncé l’accord d’amélioration du dialogue social.
Elle a été suivie par Sud-Rail, qui n’a participé d’ailleurs à aucune séance de négociations. Pour rappel, cet accord avait été signé par la CFDT Cheminots et l’UNSA le 19 décembre 2016. Le front du refus a encore frappé !

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Parmi les pertes sèches à déplorer cette fois-ci :

  1. La mise en place d’un agenda social concerté : négocier c’est bien, mais négocier sur des sujets choisis, c’est mieux. La CGT et SUD-Rail préfèrent
    laisser la direction choisir seule… À moins qu’ils ne comptent pas imposer leurs vues par leur pratique factice des « grèves des quatre saisons
    » dans lesquelles les cheminots ne se mobilisent plus et perdent beaucoup d’argent ?
  2. D es commissions paritaires inter-EPIC sur l’emploi et les parcours professionnels par bassin d’emploi.
    Dans le contexte de réorganisations fréquentes, ces instances auraient pourtant été très utiles pour défendre les intérêts des cheminots et leurs emplois dans les régions… « Vivre et travailler au pays » reste plus que toujours d’actualité pour la CFDT.
  3. L’obligation d’une concertation en amont sur tous les projets de la direction.
  4. La reconnaissance de tous les acteurs du dialogue social.
    Non seulement les organisations syndicales et la direction, mais aussi les agents eux-mêmes et leur hiérarchie devraient avoir la parole. Les cheminots acteurs de leur avenir, c’est ce qu’ils leurs refusent !

S’opposer à cet accord, c’est renoncer à rendre le dialogue social plus efficace, plus proche des réalités du terrain. C’est comme jeter à la poubelle les outils permettant aux cheminots d’agir sur les changements nécessaires, en lien avec les évolutions économiques qui s’annoncent, pour ne pas les subir !

Quand la CGT dynamite l’accord, c’est notre avenir collectif qui se fissure…

« À une explication claire, les mots viennent aisément » ? Ce n’est pas le cas de la dénonciation de l’accord sur le dialogue social par la CGT. Nous en avons extrait un florilège de contrevérités. Jugez par vous même.

La CGT prétend s’être opposée à un accord qui « institutionnaliserait et professionnaliserait l’activité syndicale pour aller vers une forme de syndicalisme d’accompagnement où la concertation et les discussions informelles primeraient sur la négociation ».
Pour la CFDT, il faut sortir enfin de l’hypocrisie du cinéma habituel de la négociation CGT – direction.
Dans la vision passéiste de la CGT, il n’y aurait pas de négociation efficace sans passer par la case grève, parfois en entente tacite avec la direction qui en déplore l’impact économique, mais se résigne au « passage obligé » par le conflit « organisé » !
Le meilleur exemple en est la négociation du printemps sur le temps de travail : après que la CFDT ait réussi la négociation de l’accord temps de travail avec le maintien et l’amélioration du RH 0077 en mai 2016, la CGT a bien essayé de récupérer le bénéfice de ce résultat… Et après avoir déclaré officieusement positif le nouvel accord à la suite de la très longue négociation, elle a refusé de le signer !
Aujourd’hui encore, son positionnement reste très ambigu. Où est la cohérence ? Où est l’efficacité ?
La CGT prétend que « l’encadrement de proximité se retrouve placé dans une position intermédiaire… et dangereuse »
En affirmant le rôle très important de l’encadrement dans le dialogue social, l’accord confirmait que
le dialogue s’effectue aussi dans la proximité. La CFDT considère que l’encadrement doit avoir les moyens et être pleinement soutenu dans un dialogue social de proximité.
Ce que refuse catégoriquement la CGT alors qu’il est évident que l’agent d’encadrement doit être défendu dans ses revendications professionnelles comme tout salarié, tout en étant un acteur important du dialogue social par ses fonctions.
La Fédération CGT des Cheminots prétend s’opposer à « une nouvelle remise en cause de l’exercice du droit de grève ».
La CGT confond moyens et objectifs, droit et abus de droit. Si le droit de grève est essentiel pour les salariés, il convient de l’utiliser à bon escient pour ne pas le banaliser. La conflictualité n’est pas une fin en soi. À force de grèves saisonnières (placées avant la PFA en décembre et avant la Prime de vacances en juin par exemple), les cheminots sont fatigués de cette théâtralisation ridicule et inefficace.

la CFDT Cheminots, seule force réelle de proposition

C’est avec la CFDT et seulement par la négociation que les cheminots ont obtenu une meilleure reconnaissance de leur travail. Refuser le dialogue social, comme le voudrait la CGT, c’est empêcher les salariés d’accéder aux bénéfices qui leur reviennent de droit. Depuis des années, la CFDT est la seule organisation syndicale ouverte aux discussions. En effet, le dialogue bilatéral est le seul moyen de faire évoluer la situation des cheminots du Groupe Public Ferroviaire SNCF. Court rappel.

Acquis CFDT
Maintien du statut cheminot dans la réforme et accès au statut pour les ex-RFF

Acquis CFDT
Amélioration du compte épargne-temps (assouplissement, sur abondement, paternité, etc.)

Acquis CFDT
Mutuelle & prévoyance santé améliorées pour les contractuels

Acquis CFDT
Intéressement + abondement revalorisé pour tous les cheminots

Acquis CFDT
Majoration de 25 % de la gratification de vacances

Acquis CFDT
Revalorisation des périodes travaillées par les acquis CFDT cheminots ex-apprentis

Acquis CFDT
RH 0077 préservé et amélioré Maintien du statut d’EPIC et unité du GPF

Acquis CFDT
Titres restaurant pour tous les cheminots sans solution de restauration (mis en oeuvre au 1er février)

Ces acquis sont le fruit d’un vrai dialogue social au niveau du Groupe Public Ferroviaire.
La méthode fonctionne, la CFDT en a la preuve. Par la signature de cet accord, la CFDT avait l’outil pour imposer au plus proche du terrain un dialogue efficace et pourtant si nécessaire.
Le front du refus a flairé le danger. En effet, le dialogue social est l’antithèse du rapport de force permanent et de la « greviculture ». La CFDT est en passe de devenir la première organisation syndicale dans le pays avec sa méthode et ses convictions. Le type de syndicalisme qu’elle défend est celui d’un syndicalisme utile et efficace dans le cadre d’un dialogue social mené sans complaisance. La grève n’est jamais que le fruit de l’échec des discussions.
La CFDT ne se complait pas dans les situations locales actuelles avec souvent des directions empêtrées dans des compromis foireux avec ceux qui refusent de négocier au grand jour !

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