La vérité n’a qu’une couleur

Posté par cfdt, le 6 juin 2014

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S'il vous plaît patienter ...

La vérité n’a qu’une couleur, le mensonge en a plusieurs!

Une somme de mensonges n’a jamais constitué la vérité !

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Dans le cadre de la justification du programme annuel de mobilisation et notamment du préavis de grève reconductible devant commencer le 10 juin 2014, un document intitulé « Réforme du ferroviaire, qu’y a-t-il dans le projet de loi » a été diffusé aux cheminots.

C

ette contribution de la première OS à la SNCF vaut son pesant de cacahuètes tant certaines affirmations reprises ne correspondent qu’à des affabulations ne reposant que sur la volonté de faire peur aux salariés. Ce document est censé rétablir la vérité des prix
après un décryptage et une traduction en langage 1ère OS. En clair, tout ce qui n’est pas issu de leur communication est un tissu de mensonges destiné à leurrer le cheminot. Quelle crédibilité accorder à une OS qui se positionne contre cette réforme ferroviaire et qui dépose en catimini toute une série d’amendements au seul groupe communiste pour défendre des modifications au projet de loi ? Selon eux, rien n’est bon dans ce projet
de réforme… Ils n’hésitent pas à noircir volontiers le trait, quitte à prendre quelques libertés avec la réalité des enjeux.

Voici quelques idées

reprises dans leur tract et qui méritent de la part de la CFDT quelques correction

 

>La création d’un Groupe Public Ferroviaire renforce le cloisonnement et l’étanchéité entre activités, ce qui préparera la structuration en société anonyme.

Argumentaire CFDT : FAUX ! avant 1983 et sa transformation en EPIC, la SNCF issue des Compagnies Privées avait le statut de Société Anonyme. Mélangeant allègrement IVème paquet ferroviaire et constitution d’un groupe Public ferroviaire, on tente de faire croire aux cheminots au spectre de la privatisation rampante. Quant à la « muraille de
Chine » que créerait le GPF selon la CGT, on reste stupéfait de voir que la réunion de la SNCF et de RFF puisse être
considérée comme un élément négatif de la réforme, alors qu’aujourd’hui il faut plus de 15 000 conventions pour régir leurs relations avec les dysfonctionnements que l’on connait.

 

>Chaque EPIC ferait ses propres négociations sur les salaires, l’emploi ou les accords d’entreprise.

Argumentaire CFDT : FAUX ! Le projet de loi attribue à l’EPIC de tête la conduite du dialogue social du groupe ferroviaire. La CFDT a proposé un amendement pour renforcer en ce sens le texte de loi.

 

>Les règles sociales de RFF vont s’appliquer aux 50 000 agents de l’INFRA et de la DCF.

Argumentaire CFDT : FAUX, la réforme revendiquée par la CFDT est une addition de droits. Pour autant, les règles sociales de RFF se situent parfois plus haut que celles de la SNCF ; l’objectif étant d’en faire bénéficier l’ensemble des cheminots du groupe public actuel (ex : Congé de paternité / chèques déjeuner, Intéressement, mutuelle, etc…).

>Les 3 EPIC ne sont pas reliés économiquement, socialement et techniquement.

Argumentaire CFDT : FAUX, c’est juste une appréciation partisane à charge dans ce dossier. L’EPIC de tête a la charge d’assurer la cohésion sociale du GPF. Le futur GPF est assimilé dans son fonctionnement économique et social à une
holding publique de trois EPIC. (Différent du cas belge !).

>C’est la productivité réalisée au détriment de l’emploi qui est utilisée pour contrebalancer le poids de la dette.

Argumentaire CFDT : Le projet de loi n’impose pas d’objectifs de productivité autres que ceux issus des gains attendus par la nouvelle organisation. C’est la SNCF actuelle et elle seule qui a pris, en ce sens, des engagements supplémentaires. De la productivité, la SNCF en fait tous les jours et la CFDT se bat au quotidien pour que celle-ci n’ait pas d’effets négatifs pour les cheminots. La CFDT revendique un juste retour en terme de pouvoir d’achat et d’emploi.

>Il est prévu d’externaliser l’ensemble des fonctions communes.

Argumentaire CFDT : FAUX ! Le transfert des prestations familiales aux CAF est la fin d’un processus initié par le
gouvernement JUPPE en 1996. La CFDT s’oppose à ce transfert. Vouloir faire croire que cette orientation est issue du
projet de réforme est un mensonge ! Par contre, il est vrai que la direction prévoit le rattachement administratif à l’EPIC de Tête des services mutualisés, CMGA, Agence Famille, SUGE, etc… Il ne s’agit en aucune manière d’une externalisation, mais d’une mutualisation d’un certain nombre de tâches au service des trois EPIC. Cela conforte l’unité sociale au sein du GPF.

>G. Pepy a donné son accord aux régions pour leur remettre la propriété du matériel roulant mais aussi sa maintenance

Argumentaire CFDT : FAUX ! Il ne faut pas confondre discours et réalité. En tout état de cause, c’est bien la politique
opaque issue de la structure actuelle qui a mené à la fronde des régions fragilisant les personnels sur leurs fondamentaux. G. Pepy a allumé le feu, il doit maintenant faire des propositions pour l’éteindre. La CFDT considère le matériel roulant comme un bien public au même titre que le réseau.

>Aucune obligation de recruter au statut.

Argumentaire CFDT : VRAI ! Comme aujourd ‘hui ! Le projet de loi ne modifie en rien les conditions futures de recrutement au sein du GPF. La CFDT a présenté une proposition d’amendement pour que le texte précise que l’embauche au statut doit être la règle. C’est un point de vigilance de la CFDT cheminots.

>G. Pepy veut le déclin du statut.

Argumentaire CFDT : 500 000 cheminots au statut en 1945, 150 000 aujourd’hui ! Le président de la SNCF n’attend pas la réforme ferroviaire pour réduire le nombre de cheminots à statut dans l’entreprise. Le projet de loi prévoit l’extension de la possibilité de l’embauche au statut aux trois EPIC. La CFDT porte une proposition d’amendement
imposant l’embauche au statut des salariés répondant aux conditions de celui-ci. Depuis plus de 75 ans d’hégémonie,
la 1ère OS n’a pas su créer les conditions pour éviter ce déclin et endosse une part de responsabilité dans cet état de fait. Sa représentativité est d’ailleurs passée de 60 % à 35 % dans le même laps de temps. Par ailleurs la CFDT se bat pour l’amélioration des conditions d’emplois des cheminots contractuels avec, dans le cadre de cette réforme, une négociation pour un RH 0254 + amélioré.

>Décret socle sur l’organisation du travail volontairement floue…

Argumentaire CFDT : Les « camarades » font référence à l’accord temps de travail du FRET ferroviaire privé, signé par l’UNSA, la CFTC et la CGC et dénoncé par une seule organisation syndicale représentative à la SNCF : la CFDT. La CGT étant curieusement muette à ce sujet. Ce qui a permis la mise en oeuvre de cet accord qu’elle critique sur les barricades aujourd’hui. La CFDT, capitalisant sur l’expérience du passé, a élaboré des amendements sur le
périmètre et les ambitions du décret socle qu’elle revendique de haut niveau et le plus large possible pour lutter contre le dumping social.

>L’UTP veut revoir la classification des métiers pour développer la polyvalence.

Argumentaire CFDT : Encore une fois, il faut attendre 2014 pour que certains s’aperçoivent des desseins de l’organisation patronale du ferroviaire.

>La CCN du Fret servira de référence pour la détermination du temps de travail avec 104 RP / 13 à 14h d’amplitude / 10 à 12 h de Travail effectif / RHR à 8h et Repos à résidence de 12H pour les roulants / sortie de repos à 5h du matin et départ en repos à minuit

Argumentaire CFDT : FAUX ! Cette affirmation purement gratuite qui ne repose sur aucun fondement réel n’a pour objectif que d’effrayer les cheminots sur une remise en cause de leurs droits. Pour rappel, les dispositions
« Temps de travail » de cette CCN ne sont pas applicables aujourd’hui aux cheminots du GPF, bien que l’UNSA, proche du monde patronal ferroviaire privé, l’ait validé.

>Il n’y a pas un mot sur le FRET dans le projet.

Argumentaire CFDT : FAUX ! Affirmation gratuite et évidement à charge dans ce dossier. Plus c’est gros mieux ça
passe. La réforme couvre l’ensemble du système ferroviaire, y compris le Fret. N’oublions pas que l’ouverture du Fret à la concurrence a conduit à la situation dramatique que l’on connait aujourd’hui. Notre objectif est donc d’assurer la mise en place d’un cadre social de haut niveau sur la base des conditions applicables à la SNCF, afin de constituer une arme anti-dumping social pour les salariés du Fret, qu’ils soient issus de la SNCF ou des autres entreprises ferroviaires. La CFDT défend tous les salariés du ferroviaire et n’oppose pas les cheminots entre eux.

bCréation d’un RH0254 bis, véritable cheval de TROIE pour faire mourir le statut des cheminots.

Argumentaire CFDT : FAUX ! Délire de syndicaliste paranoïaque, les discussions autour de ce règlement n’ont pour
objectif que de construire l’unité sociale des salariés contractuels de SNCF et de RFF. La CFDT oeuvre pour qu’elle soit de haut niveau et constitue le cadre social des salariés (hors statut SNCF) de la future branche ferroviaire.

LA CFDT réaffirme sa détermination à ce que le futur cadre social à négocier soit de haut niveau (Innovation / Dialogue social et Progrès). Il n’est pas question de négocier pour les cheminots du GPF une perte de leurs droits actuels.

Le RH 0077 – déclinaison de l’acc ord 35H et signé par la CFDT cheminots en 1999 – ne
sera pas remis en cause par la CFDT . Cependant, il est perfectible sur certains points et peut encore être amélioré en matière de compensation, notamment dans le cadre du travail de nuit pour les cheminots de l’Infrastructure par exemple.

Passez à lorange 2

Alors que cesse le mensonge ! Chacun a le droit d’exprimer son opinion, mais en respectant un minimum la réalité des faits !

 

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