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CGT CHEMINOTS,LA VOIX SANS ISSUE DU SERVICE PUBLIC

Posté par cheminots cfdt, le 6 novembre 2015

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S'il vous plaît patienter ...

À quelques jours des élections professionnelles, la CGT semble encore bien préoccupée à justifier le fiasco du conflit de juin 2014, qu’elle a coproduit
avec SUD-RAIL, pour tenter de se justifier auprès des cheminots.

Pire, elle revisite l’histoire, avec un petit h, avec la certitude de détenir la vérité, en utilisant des raccourcis pour déverser inepties et contrevérités. Après avoir échoué à faire reporter ces élections, la CGT n’a plus qu’un seul objectif!: éviter un vote sanction des cheminots le 19 novembre 2015.

DERNIER AVATAR, UN COURRIEL DESTINÉ À TOUS LES CHEMINOTS…
Alors qu’elle a combattu avec acharnement le vote électronique pour les élections CE / DP à la SNCF, la CGT Cheminots n’a pas hésité à envoyer quelques dizaines de milliers de courriels aux cheminots, contenant un tract sur la réforme ferroviaire et l’Europe…

Ce mauvais tract prouve l’affolement de cette organisation et sa perte de crédibilité y compris parmi ses militants et adhérents les plus fidèles. Les
cheminots ne seront pas dupes.

LA CFDT RÉTABLIT LA VÉRITÉ ET CORRIGE LES APPROXIMATIONS

Sur le projet de 4ème paquet, il est dit que le Conseil Européen des Transports du 8 octobre 2015 «ne demande pas la séparation totale des entreprises historiques»…

ampouleSurprenante amnésie de la part de ceux qui siègent dans les instances européennes au côté de la CFDT. Nul n’ignorait que la Commission européenne souhaitait appliquer dans chaque État membre une séparation complète entre opérateurs de mobilités et gestionnaires d’infrastructure. La création du GPF a permis d’imposer dans les débats sur le 4ème paquet ferroviaire le modèle intégré à la française. Le modèle défendu par la CGT aurait conduit inévitablement à sortir la DCF et ses salariés du périmètre de la SNCF, car elle gère les fonctions essentielles d’allocation de sillons individuels et de tarification, laissant ainsi à des entités extérieures des fonctions qui font partie du coeur même des métiers ferroviaires. Une drôle de voix pour le ferroviaire!

 

LA CGT CHEMINOTS, UN ALLIÉ OBJECTIF DES ULTRAS LIBÉRAUX EUROPÉENS ?
La CGT manipule et se trompe gravement. Pire, elle met en danger le statut cheminot en se félicitant du compromis du Conseil Européen du 8 octobre. Elle oublie de dire que le Conseil (avec l’appui de la Commission) ne demande pas moins que l’abrogation du règlement européen n° 1192-69 qui est
l’un des éléments juridiques forts pour justifier des contributions publiques des états aux entreprises publiques ferroviaires historiques comme la SNCF.

ENTRE LA REMISE EN QUESTION DE CE RÈGLEMENT ET LA PROPOSITION DE REFAIRE LA SNCF DE 1938, LA CGT CHEMINOTS FAIT PREUVE D’UNE TOTALE IRRESPONSABILITÉ.

Avec un tel positionnement, la CGT Cheminots se retrouve en accord avec le Conseil Européen ultralibéral (et la Commission au final). Avec une telle idée, nul doute que la Commission Européenne votera CGT aux élections CE / DP du 19 novembre prochain à la SNCF…

LA COMMISSION AURAIT RÉPONDU OUI À LA QUESTION « SI UNE ENTREPRISE ÉCLATÉE POUVAIT REDEVENIR UNE ENTREPRISE INTÉGRÉE » ?

Chacun a sa propre définition du mot intégré. La création d’un Groupe Public Ferroviaire intégré est bien ce qui a permis de garantir le pacte social des cheminots. Un retour à une entreprise intégrée est une douce utopie que la CGT entretient auprès des cheminots pour ne pas avoir à justifier son absence de courage politique de première organisation syndicale. Si d’autres pays européens avec des opérateurs historiques plus modestes que peuvent l’être SNCF ou DB ont obtenu un traitement différencié avec une relative intégration entre gestionnaire d’infrastructure et exploitant, ce n’est que pour leur éviter d’être vampirisés par le secteur privé et la casse sociale qui l’accompagne. La France, comme l’Allemagne ou la Belgique, ce n’est ni le Luxembourg, ni l’Estonie! En indiquant dans leur tract que le caractère tatillon de la Commission pourrait l’amener à contester le système Cuvillier devant la Cour de Justice Européenne, la CGT Cheminots joue frontalement contre l’intérêt des cheminots de la SNCF et contre leurs conditions statutaires et sociales actuelles. Cette démonstration va complètement à l’inverse de ce que la CGT prétend défendre. Elle offre des prétextes pour nos adversaires libéraux et conservateurs, opposés à un service public ferroviaire républicain rénové, car ancré dans le monde d’aujourd’hui répondant aux exigences des voyageurs et chargeurs de notre temps.

LA CGT N’A PAS RETENU LA LEÇON DU FRET

Dans quel monde vit la CGT Cheminots ? Au Fret, depuis mars 2003, la concurrence est une réalité concrète avec les conséquences que l’on connaît.

Quant à la CFDT, elle a pris ses responsabilités, en dénonçant l’application de la Convention collective, notamment son volet temps de travail pour le fret ferroviaire. La CGT ne l’a pas suivie ! Pire, dans un avis rendu par le CESE (Conseil Economique Social et Environnemental), son ancien secrétaire confédéral a même voté et proposé une expérimentation sur une ouverture à la concurrence dans les transports régionaux. Dans le transport international voyageurs, THELLO est une réalité depuis deux ans. Sans compter l’arrivée de la DB en concurrence directe avec la SNCF et la SNCB contre Thalys sur Paris- Bruxelles dès 2017 / 2018, c’est-àdire dans moins de deux ans. Dès le service 2020, les trains autres que ceux du service public (TER / TET) pourront être ouverts à la concurrence, soit dans quatre ans à peine! Quand aux TER et TET, les contrats actuels ne pourront être reconduits sous leur forme d’attribution directe que jusqu’en 2026. Mais la CGT, qui semble soutenir, le Conseil Européen des Transports du 8 octobre (et la Commission), oublie de préciser que les conditions pour exercer le droit, pour une autorité organisatrice, de ne pas recourir à une délégation de service public seraient durcies. Cela risque de rendre l’exercice de ce droit impossible à exercer par les AOT (Autorités Organisatrices de Transport) vu les nouvelles contraintes. Qui peut dire aujourd’hui que les régions soumises à la rigueur budgétaire, ne seront pas tentées par la mise en place d’appels d’offre au moins disant ?
ET LA CGT DÉCLARE «QU’ELLE A VU JUSTE» SUR L’ATTRIBUTION DIRECTE?
Elle tisse la corde pour pendre le groupe public ferroviaire et les cheminots qui le composent!

IL Y AURAIT AUSSI «MENSONGE SUR LA DETTE»?

L’APPAREIL POLITIQUE DE LA CGT N’EST VRAIMENT PAS À UNE NOUVELLE CONTRADICTION PRÈS!

La réforme ferroviaire de 1997 est un échec au niveau du traitement de la dette. On pourra remarquer que sa mise en oeuvre fut réalisée par un ex-militant CGT devenu ministre des Transports, Jean-Claude GAYSSOT…

Le choix français fut celui d’une structure de défaisance de la dette complétée par un pilier composé de professionnels compétents du secteur public ferroviaire (nos collègues de l’ex-RFF) en matière de programmation et d’évolution du réseau. La France a donc laissé passer la possibilité de la reprise
complète de la dette d’infrastructure par l’Etat. (la directive prévoyant un délai maximum pour reprise de la dette).
La CGT, qui se dit particulièrement bien informée, rappelle que la directive 2012/34 permet aux États membres de mettre en place des mécanismes
adéquats pour contribuer à réduire l’endettement des entreprises ferroviaires publiques. Bizarrement, elle oublie de rappeler que seules les dettes contractées avant le 15 mars 2001 sont concernées. Alors, méconnaissance du dossier ou volonté de tromper? Le doute s’installe une fois de plus.
Quant à l’Allemagne, dont l’opérateur historique, la DB, a vu sa dette apurée par deux fois, elle a payé un prix socialement très élevé en termes de suppressions massives d’emplois et la remise en cause du statut de fonctionnaire au sein du Groupe DB. Ces derniers d’ailleurs ont aujourd’hui presque tous disparu ! Faut-t-il dès lors se réjouir de l’exemple allemand et échanger statut RH  0077 – conditions sociales des cheminots contre la reprise de
la dette, comme le laisserait penser la réflexion de la CGT ? Là encore, cette organisation syndicale ne mesure pas la portée de ses propos ! Et dire que la CGT a repris cette disposition dans son projet alternatif…
La CGT aurait-t-elle raison de dire qu’on ne défend pas les salariés quand on accepte la casse de son entreprise ? Reste à savoir qui la casse, et qui la défend ? La CFDT, qui a préservé le pacte social cheminot, ou la CGT, qui se fait l’allié objectif de la commission européenne ?

SOYONS SÉRIEUX, LA CGT SE TROMPE D’ANALYSE POLITIQUE, ÉCONOMIQUE ET TROMPE LE CORPS SOCIAL CHEMINOT

La CGT Cheminots était convaincue, jusqu’à mi-octobre, que les élections CE / DP ne pourraient se tenir à la date prévue du 19 novembre 2015. Dans son obsession à combattre le projet de réforme ferroviaire, puis la loi du 4 août 2014, elle a refusé de revendiquer et de négocier de nouveaux droits pour les cheminots de l’ensemble du GPF (contractuels, CP, ex-RFF). Elle s’est discréditée en ne participant pas activement aux négociations
pour une question de posture dogmatique. Alors, qu’elle analyse un recul de sa position aux prochaines élections du 19 novembre, elle développe une campagne d’un degré démagogique rarement atteint.

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